
Vivre chez soi le plus longtemps possible, voilà le rêve de la plupart d'entre nous.
Pourtant lorsque la dépendance apparaît et qu'il devient difficile de rester seul, une réflexion s'impose pour comparer les bienfaits de la vie à domicile et celle offerte en maison de retraite.
Si la gérontechnologie offre chaque jour plus de produits promettant un maintien à domicile de qualité, sont-ils suffisants pour garantir la sécurité des aînés comme en maison de retraite ?
Au vu des accidents domestiques, encore trop nombreux, on est en droit de s'interroger.
Monte-escaliers, service de téléalarme, rampes de soutien, sont autant de produits qui vantent le maintien de l'autonomie de la personne âgée demeurant à domicile. Attention ! Elles rassurent parfois faussement les familles qui se refusent à l'idée d'une entrée en
maison de retraite.
En effet, ces dispositifs améliorent indéniablement le confort des aînés n'ayant plus les forces nécessaires pour accomplir certains gestes, comme enjamber une baignoire, aller à l'étage. Mais ils ne doivent en aucun cas se substituer à la présence d'une auxiliaire de vie, ou être utilisé seule par une
personne âgée ayant atteint un fort degré de dépendance.
Quant aux détecteurs de chute, et autres systèmes innovants, leur coût est tel qu'il augmente largement les frais du maintien à domicile, et dépasse celui d'une maison de retraite.

Nous savons aujourd'hui que les aînés français sont victimes d'un mal bien difficile à combattre : la solitude. L'isolement dont souffrent les aînés augmente au fur et à mesure que le degré de dépendance progresse.
Ce sentiment conduit lentement mais surement à un syndrome dépressif. L'incidence de ce problème est largement sous-évaluée en raison du manque d'écoute, mais aussi des difficultés d'expression qui frappent certaines personnes âgées dépendantes.
En
maison de retraite, le fait de partager des repas, et d'être en compagnie de personnes du même âge contribue à l'échange, la communication et diminue le sentiment d'isolement.
De plus, une surveillance de jour comme de nuit est assurée en
maison de retraite, ce qui permet de réagir rapidement en cas de malaise ou d'accident, une chose difficile à assurer à domicile.
Ainsi, la grand majorité des téléalarmes nécessite d'être activé par un bouton, ce qui est impossible lorsque la personne âgée perd connaissance, ou est victime d'un avc.
Si l'entrée en
maison de retraite doit être reportée pour une raison spécifique (nécessité de préparer l'entrée en maison de retraite, attente d'une place disponible), il est nécessaire d'aménager au mieux le quotidien pour faciliter la prise en charge de l'aîné à domicile.
Il faut savoir qu'une aide au
maintien à domicile peut être attribuée aux
personnes âgées autonomes n'ayant pas droit à l'APA, mais dont la situation requiert une aide à domicile (état de santé, âge avancé...) Les différentes prestations et la prise en charge financière sont calculées en fonction des ressources de la personne âgée et de ses besoins.
L'aide sociale du département peut fournir deux prestations, qui peuvent être demandées auprès du CCAS.
Le recours à une aide ménagère est accordé aux aînés dont les ressources mensuelles sont inférieures à 708,95 euro pour une personne seule et 1 157,46 euro pour un couple. Il faut noter que le bénéficiaire devra verser une participation financière.
Lorsqu'un tel service d'aide ménagère est inexistant dans la commune ou ne répond pas aux besoins de la
personne âgée, une allocation en espèce pourra lui être accordée. Son montant sera limité à 60 % du coût des heures d'aide ménagère accordées.
Soyez vigilants ! L'aide peut faire l'objet d'une récupération sur la succession si l'héritage est supérieur à 46 000 euro.
Pour plus d'informations, il convient de vous rapprocher de votre CCAS local.