
L’association France Alzheimer fête cette année ses 25 ans d’existence. C’est pour nous l’occasion de rappeler l’importance de l’action menée par cet organisme en faveur des malades d’Alzheimer et de leurs familles.
L’association France Alzheimer, qui a su mener de front de nombreux combats pour améliorer la reconnaissance et la prise en charge de la maladie, se fixe plusieurs défis pour l’avenir, articulés autour de trois pôles principaux : la mise en œuvre du Plan Alzheimer, la recherche d’un traitement efficace, et l’allégement du coût de la maladie d’Alzheimer pour les familles.
Au début des années 80, la
maladie d'Alzheimer était simplement considérée comme une conséquence normale du vieillissement, assimilée aux troubles cognitifs que connaissent nombre de personnes âgées. Lorsqu'elle se manifestait chez des sujets jeunes, on parlait alors d'affection sénile précoce.
Le terme Alzheimer était rarement prononcé au profit de ''démence'', un mot aujourd'hui considéré comme péjoratif. Bien que la maladie d'Alzheimer ait été découverte il y a plus d'un siècle, la perception de la société et même du corps médical à son égard n'a su évoluer positivement qu'il y a quelques années seulement, lorsqu'en 2004, la Sécurité Sociale a reconnu la maladie d'Alzheimer comme une affection longue durée. Les soins médicaux et paramédicaux ont dès lors été remboursés à 100 %.
Le répit des aidants naturels ou aidants familiaux est une notion qui n'a été prise en compte que tardivement. L'association
France Alzheimer a largement oeuvré à cette reconnaissance, qui a fait l'objet d'une loi, promulguée le 11 février 2005. De plus, le soutien aux aidants est l'une des priorités du troisième Plan Alzheimer mis en place par le gouvernement.
Un dispositif comprenant la création de structures de répit et de services en faveur des aidants est en cours de déploiement sur l'ensemble de l'Hexagone. Les pouvoirs publics travaillent à l'amélioration de la situation des proches de malades d'Alzheimer, mais ces efforts, engagés trop tardivement, restent encore insuffisants.
C'est pourquoi l'association
France Alzheimer poursuit les programmes de formation en cinq modules, s'inscrivant dans le cadre du Plan national.
Les recherches scientifiques les plus prometteuses visent à traiter directement les lésions caractéristiques de la maladie d'Alzheimer.
Les plaques amyloïdes pourraient être détruites par un vaccin en cours d'expérimentation. Ce vaccin est thérapeutique et non préventif, c'est-à-dire qu'il serait injecté une fois le diagnostic d'Alzheimer posé.
La recherche génétique laisse également présager un espoir, certains gènes étant capables de dégrader le peptide bêta-amyloïdes qui compose ces plaques.
La protéine TAU : les résultats de récentes études incriminent fortement la protéine TAU dans le développement de la maladie d'Alzheimer, car elle entraîne une dégénérescence neurofibrillaires (DNF). Plusieurs essais encourageants sont actuellement en cours pour parvenir à la dégradation de cette protéine.
Toutefois, l'association
France Alzheimer précise que le manque de patients volontaires pour les essais cliniques freine malheureusement les avancées de la recherche. Toute personne intéressée à participer à de tels protocoles peut consulter la liste sur le site de l'Observatoire National de la Recherche sur la maladie d'Alzheimer.