
CAPNEWS PRO Janvier 2010
: L'Unité protégée Alzheimer
S'il est vrai que les critères d'admission varient d'un établissement spécialisé à l'autre, il est toutefois possible d'identifier plusieurs facteurs d'admission et motifs de refus communs à la plupart des Unités protégées. A ce propos, il est important de noter que ces structures spécifiques hébergent généralement des personnes atteintes à différents stades d'évolution d'Alzheimer ou de troubles apparentés. Les Unités protégées définissent aussi des limites concernant leur capacité à affronter une sérieuse dégradation de l'état de santé d'un résident. Au-delà d'un certain stade, le malade est transféré dans un autre service.
Les principaux facteurs d'admission ou motifs de refus
L'admission directe en établissement ou unité spécialisés résulte généralement de quatre facteurs principaux: la priorité est naturellement accordée aux personnes souffrant de désorientation, de troubles du comportement ou diagnostiquées malades d'Alzheimer. Le dossier médical et l'avis du médecin traitant joue un rôle primordial. Dans une moindre mesure, l'admission directe en unité protégée fait suite à des situations d'urgence (hospitalisation, maintien à domicile devenu impossible). Les responsables des unités protégées préconisent naturellement une procédure d'admission graduelle entreprise de façon plus sereine, entre autres par l'intermédiaire de plusieurs visites sur place du futur résident et de ses proches. En cas de refus d'admission, les motifs les plus souvent évoqués sont les risques de fugue (malgré le caractère sécurisé de ces structures), un stade très avancé de la maladie, ainsi que des comportements trop agressifs ou violents. Ajoutons que les restrictions à l'accueil de personnes malades sont moins importantes dans les unités spécialisées du secteur privé commercial.
Caractéristiques des résidents en unités protégées
Les Unités protégées n'accueillent pas seulement des malades d'Alzheimer: la grande majorité de ces structures hébergent aussi des personnes atteintes de troubles cognitifs résultant d'autres pathologies. Moins de 20 % des Unités spécifiques se déclarent entièrement réservées aux malades d'Alzheimer. Le dénominateur commun des résidents d'unités de vie protégées est leur tranche d'âge: près de la moitié d'entre eux ont plus de 84 ans et plus de 40 % sont âgés de 75 à 84 ans. En outre, une certaine autonomie physique est généralement exigée pour être accueilli dans une unité protégée. Ces petites structures visent à encourager et maintenir une vie sociale, d'où le fait qu'elles n'admettent pas de personnes atteintes à un stade trop avancé de la maladie. Lorsque l'état de santé d'un résident se dégrade fortement, la direction de l'unité protégée ordonne souvent son transfert dans un autre cadre : hospitalisation, unité de soins de longue durée ou de soins palliatifs.
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