
CAPNEWS PRO Novembre 2008
: Nutrition et santé des personnes âgées
La qualité de l'alimentation peut permettre de ralentir le vieillissement naturel, de retarder l'apparition de certaines maladies liées à l'âge, et donc de vieillir en ayant une bonne qualité de vie. Au grand âge, la nutrition est plus qu'une hygiène de vie, c'est une véritable médecine !
Les risques de carence et de dénutrition
Sur le plan nutritionnel, le risque majeur pour une personne âgée est un risque lié à la dénutrition et aux carences : les points importants qu'il s'agit de vérifier restent l'apport énergétique, l'apport en protéines, en calcium et en acides gras indispensables. La dénutrition est d'autant plus dangereuse qu'elle fait le lit de la dépendance.
Apport énergétique
Il est fréquent de croire, à tort, que l'âge aidant, les besoins alimentaires diminuent. Pourtant, même si l'activité physique peut aller en diminuant, et que la vie active l'est un peu moins, il convient de veiller à une alimentation équilibrée.
Apport en protéines
Cet apport est essentiel car les protéines, entre tous les rôles qu'elles jouent au sein de notre organisme, servent notamment à la fabrication de la masse musculaire et à la fabrication des anticorps. En ce qui concerne la résistance et la lutte contre les infections, notre organisme fabrique des anticorps, qui ont une structure protéique. Si l'apport en protéines n'est pas suffisant, la fabrication de ces anticorps sera déficiente, et l'organisme, déjà affaibli par la vieillesse, ne pourra pas lutter efficacement. Ainsi, un simple rhume peut devenir grave, et entraîner des problèmes majeurs pour la santé, voire pour la vie.
Equilibre alimentaire
La lassitude de préparer les repas, surtout après le décès du conjoint, favorise le risque de déséquilibre alimentaire. La tentation est grande de ne plus cuisiner, de grignoter à la place du repas un morceau de pain et de fromage. Surtout si un problème dentaire s'en mêle, limitant encore les possibilités de mets aux aliments qui ont peu besoin d'être mâchés. Ce problème de dentition, en limitant le choix alimentaire, va être la cause d'une alimentation peu attractive, peu appétissante, et donc peu consommée. En outre, la prise d'une quantité importante de médicaments avant les repas peut aussi entraîner une diminution de l'appétit et donc une moindre consommation alimentaire.
Goûts : ils changent avec l'âge
De plus, l'avancée en âge entraîne souvent des modifications physiologiques, et l'une d'entre elles influe sur la perception du goût. Avec l'âge, les cellules du goût se renouvellent moins vite, et la sensibilité aux différents goûts diminue : tous les goûts se ressemblent, avec l'impression de manger presque toujours la même chose, ce qui n'ouvre pas particulièrement l'appétit. Il est pourtant aisé d'y remédier : les mets doivent être relevés, suffisamment épicés et poivrés. Pour limiter la perte du goût, il est aussi conseillé de bien mâcher les aliments et de boire suffisamment car la déshydratation influe sur la perception du goût.
Produits laitiers et viande
Le besoin en protéines est quotidien, puisqu'il n'y a pas de réserves en protéines, à l'exception de la masse musculaire. L'apport journalier doit être de l'ordre de 1g à 1,2g par kilo de poids, soit pour une personne pesant 70kg, un apport de 70 à 84 g de protéines.
Cet apport peut être atteint grâce à la consommation de 3 à 4 produits laitiers, et 150 g de viande (ou équivalent) par jour.
Lorsque ces aliments ne sont pas consommés en quantité suffisante, il faut trouver des solutions de remplacement : œufs, fromage, lait en poudre ou bien encore poudres de protéines.
Ostéoporose : vive le calcium !
On sait que l'ostéoporose menace la femme après la ménopause. Il faut savoir qu'après 75 ans, l'ostéoporose atteint les personnes des deux sexes, et que la prévention est autant nécessaire auprès des hommes que des femmes. Chez la personne âgée, les besoins en calcium seront augmentés, parce que l'utilisation du calcium ainsi que son absorption au niveau intestinal seront moins efficaces : il faudra plus de calcium pour atteindre le même résultat. Le besoin en calcium est estimé à 1200 mg/jour pour une personne de plus de 65 ans.
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