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CAPNEWS PRO Janvier 2010

 : L'Unité protégée Alzheimer

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ACTUALITÉS :
Histoire vécue : une demande complexe à résoudre en urgence



Nous vous rapportons ici le cas réel pris en main récemment par une de nos conseillères. Un sujet jeune, atteint de démence fronto-temporal, hospitalisé en urgence, doit quitter en deux jours le service hospitalier qui l'accueille. (Pour des raisons de confidentialité, les détails personnels et lieux ont été modifiés). Récit.


Un retour à domicile impossible
Le 30 novembre 2009, Valérie M., assistante sociale d'un hôpital en région, appelle Cap Retraite en urgence. La demande est immédiatement confiée à Solange, une de nos conseillères. Le service des urgences de l'hôpital où travaille Valérie a accueilli un homme de 50 ans, André, atteint d'une démence fronto-temporale. Il s'y trouve depuis plus de 48 heures et il est impossible de l'y garder plus longtemps. Le retour à domicile n'est pas envisageable car l'épouse du patient, Janine, a peur de l'agressivité de plus en plus forte de son mari. « Je ne connais pas leur budget, dit Valérie, mais le retour à la maison est proscrit, il faut leur trouver une solution satisfaisante très vite ! »

Deux ans de déni de la maladie
Solange va ensuite discuter avec Janine, l'épouse, qui montre de fortes réticences à se séparer de son mari et voudrait continuer à le prendre en charge et le soigner seule à la maison. Mais en réalité, l'épouse en est incapable psychiquement, et craque complètement. « C'était un mari, un père et un ouvrier formidable, » raconte Janine. « Puis il a perdu son frère, il y a deux ans. A partir ce moment là tout a commencé à mal tourner... Nous avons cru à une dépression, nous avons essayé un suivi psychiatrique et des médicaments mais rien n'y fait... », Poursuit-elle. Le déni de deux ans de la famille suite au diagnostiC de démence n'avait fait qu'empirer les choses... « Il maltraite son chat de la plus horrible manière et la famille a éclaté, je ne sais plus quoi faire... »

Une double difficulté : la dérogation d'âge et une pathologie complexe
Cette demande comportait deux difficultés majeures à surmonter : la dérogation d'âge et la pathologie complexe à gérer. Tout d'abord, André ayant moins de 60 ans, une dérogation d'âge devenait nécessaire pour l'entrée en EHPAD. Ensuite, la démence fronto-temporale est une pathologie méconnue et dure à gérer même pour les établissements spécialisés, et faire accepter le dossier médical ne serait pas une sinécure.

Trouver un établissement : le parcours du combattant

Pressé par l'urgence de faire sortir André de l'hôpital, la famille lui trouve une place dans une maison de convalescence. Mais André a besoin d'une solution d'hébergement de long terme, dans un cadre adapté à la prise en charge de sa pathologie. C'est alors que Solange, notre conseillère Cap Retraite, s'empresse d'effectuer ses recherches pour lui trouver un cadre adéquat. Un premier tri effectué sur ordinateur dans la base Cap Retraite, qui comprend une mise à jour permanente des caractéristiques des établissements d'hébergement, permet à Solange de concentrer sa recherche. Très peu d'institutions susceptibles d'offrir à André une prise en charge adaptée acceptent seulement d'examiner son dossier. Finalement, la recherche de Solange porte ses fruits : enfin, une maison spécialisée  dans l'accueil des malades d'Alzheimer et de maladies apparentées accepte le dossier médical et fixe un rendez-vous avec la famille pour une visite...

Un environnement spécialisé pour stabiliser le malade atteint d'Alzheimer
André a pu heureusement intégrer cet établissement le 8 décembre et la dérogation d'âge a pu être notifiée en 48 heures grâce à l'intervention de Solange auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Après l'entrée en institution d'André, Solange reste en contact avec Janine pour s'assurer que l'intégration se passe bien. Janine vit difficilement le départ d'André mais elle constate déjà une amélioration dans son comportement. Solange lui a expliqué qu'une fois qu'il sera stabilisé, un retour à domicile serait envisageable, à condition d'organiser pour André des visites régulières en accueil de jour, avec des ateliers de stimulations et une prise en charge adaptée... Janine, en pleurs, remercie Solange du fond du coeur : le pire a été évité, dans les moindres délais.
 

Sommaire de cette Cap News :

    L'actualité du Grand Age

          fleche  Des “bonnes pratiques” douteuses à la Haute Autorité de Santé

          fleche  Eollis aide les aidants

          fleche  La reconnaissance des médecins coordonnateurs en EHPAD

    Dossier : Les unités protégées Alzheimer, structures d’accueil idéales ?

          fleche  Fiche pratique: L’essentiel sur les Unités protégées Alzheimer

          fleche  L'Unité protégée Alzheimer: une structure d'accueil innovante

          fleche  L'étendue du dispositif des Unités Alzheimer en France

          fleche  Critères d'admission et typologie des résidents en Unités protégées

          fleche  Découvrir les variations de concepts d'unités protégées

          fleche  Glossaire : Les unités spécifiques Alzheimer

          fleche  Tableau : Les résidents en unités spécialisées Alzheimer

    Focus sur…

          fleche  Les conséquences de l’AVC

    Les chiffres de l’actu…

          fleche  La dépendance en chiffres

    Découvrir Cap Retraite...

          fleche  Histoire vécue : une demande complexe à résoudre en urgence