
CAPNEWS PRO Janvier 2010
: L'Unité protégée Alzheimer
L'AVC est une perturbation de l'irrigation du cerveau. Elle survient brutalement et provoque des lésions vasculaires pouvant entraîner l'affaiblissement ou la disparition de certaines fonctions du corps.
AVC divers et variés
Il y a en moyenne 150 000 cas d'AVC par an en France. Les AVC touchent 75% de la population des plus de 65 ans. On distingue plusieurs variantes de l'AVC: l'une d'entre elles est l'AVC ishémique, soit l'infarctus cérébral. Elle survient lorsqu'un caillot de sang bouche une artère, empêchant ainsi l'irrigation du cerveau. Parfois l'artère se débouche toute seule, parfois non ; dans ce cas l'attaque peut être mortelle. Une autre variante est l'AVC hémorragique, c'est-à-dire une hémorragie cérébrale. L'artère se rompt brutalement et le sang qui s'échappe atteint le tissu cérébral qu'il abîme et comprime. L'hémorragie méningée est le troisième type d'accident vasculaire cérébral. Dans ce dernier cas, le sang va se répandre dans les espaces entre le cerveau et le crâne et perturber les fonctions cérébrales.
Les conséquences de l'AVC
Parmi les 1500 00 cas d'AVC par ans, 40 000 décèdent et 30 000 gardent des séquelles handicapantes. La perturbation de l'irrigation du cerveau, se résumant parfois à un bref arrêt de cette irrigation pendant quelques microsecondes, peut causer des pertes et des séquelles considérables. Et si l'AVC est suivi d'un coma plus ou moins long, des complications psychiques ou motrices peuvent survenir. Après une hospitalisation généralement de courte durée, le médecin va établir un pronostic fonctionnel afin d'évaluer avec précision l'état du patient. En fonction du diagnostic, un projet de soins et de traitements adaptés sera mis en place. Il faut commencer par établir un environnement correspondant aux nouvelles difficultés du patient (lit ou fauteuil roulant, protection des membres...) Ensuite la personne touchée et sa famille doivent être orientées au mieux vers des établissements de rééducation spécialisée.
La rééducation
Le choc est total pour la personne comme pour son entourage, c'est pourquoi il est impératif d'assurer le plus rapidement possible une prise en charge adaptée de la personne touchée. Les conséquences de l'AVC ne sont pas toujours irréversibles, pourvu d'être traitées en temps et en heure. L'hospitalisation d'urgence constitue la première priorité mais ensuite le traitement peut se poursuivre par un système d'aide à domicile, d'accueil de jour en maison spécialisée, ou de séjour temporaire de convalescence qui peuvent aider une personne à s'en sortir. Il faut pouvoir être épaulé par des équipes de rééducateurs, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes et psychologues afin de ne rien laisser au hasard et de lutter de toutes ses forces pour remonter la pente. Le travail effectué en maison spécialisée sur la reprise progressive de l'autonomie des personnes atteintes d'AVC et le rétablissement de la communication avec l'entourage peut alors jouer un rôle décisif.
Des “bonnes pratiques” douteuses à la Haute Autorité de Santé
Eollis aide les aidants
La reconnaissance des médecins coordonnateurs en EHPAD
Fiche pratique: L’essentiel sur les Unités protégées Alzheimer
L'Unité protégée Alzheimer: une structure d'accueil innovante
L'étendue du dispositif des Unités Alzheimer en France
Critères d'admission et typologie des résidents en Unités protégées
Découvrir les variations de concepts d'unités protégées
Glossaire : Les unités spécifiques Alzheimer
Tableau : Les résidents en unités spécialisées Alzheimer
Les conséquences de l’AVC
La dépendance en chiffres
Histoire vécue : une demande complexe à résoudre en urgence
S'inscrire et recevoir
notre newsletter: