
Maladie, solitude, dépression, perte d’autonomie… autant de facteurs pouvant conduire à une sous-alimentation des personnes âgées. Les conséquences d'une mauvaise nutrition ou dénutrition peuvent être fatales (chutes, maladie, fonte musculaire, fatigue, voire même décès), et il convient donc de la dépister au plus tôt.
Une nutrition mal adaptée peut évoluer en
dénutrition qui est une situation fréquente chez les personnes âgées . En France, 350.000 à 500.000 personnes âgées vivant à domicile sont dénutries, et quelques 100.000 à 200.000 vivant en institution (hôpital, maisons de retraite...). La dénutrition est beaucoup plus fréquente à domicile qu'en maison de retraite.
En effet, la personne âgée est plus isolée et moins accompagnée dans ses repas et dans ses activités quotidiennes. Avec le vieillissement croissant de la population, la
dénutrition devrait alors toucher un nombre de plus en plus important de personnes âgées.
C'est dans ce contexte que le dépistage est devenu un enjeu majeur de santé publique. Il est à entreprendre au minimum une fois par an, par le médecin traitant ou tout autre médecin qui suit la personne âgée.
Le dépistage de
dénutrition repose sur la mesure du poids, son évolution par rapport à un poids antérieur de référence, le calcul de l'indice de masse corporelle, l'évaluation des apports alimentaires et la recherche de situations à risque de dénutrition, telles que maladies, douleur, traitements médicamenteux, deuil, isolement social, régime (sel, cholestérol, diabète...), démence, troubles de la vigilance, dépression, troubles du comportement...
Une bonne prise en charge de la
dénutrition consiste en un dépistage efficace et en une bonne gestion des situations à risque de
dénutrition.
Viennent ensuite les conseils nutritionnels, l'aide à la prise alimentaire, l'alimentation enrichie et les compléments nutritionnels. La nutrition en perfusion n'est à envisager qu'en cas d'impossibilité ou d'insuffisance de la nutrition orale.
- Faire plusieurs petits repas par jour plutôt que des gros.
- Augmenter la fréquence des prises alimentaires dans la journée.
- Privilégier des produits riches en énergie et/ou en protéines.
- Privilégier les plats à base d'oeufs, de lait, de fromage et faciles à manger comme les gratins, les riz au lait, etc.
- Ajouter du lait en poudre (2 cuillères à soupe par repas) dans les potages, les purées.
- Proposer des repas adaptés aux goûts de la personne.
- Organiser une aide au repas (technique et/ou humaine).
- Favoriser un environnement agréable pour la prise des repas.
- Les compléments oraux hypercaloriques, hyper-protidiques, sont recommandés afin de prévenir la
dénutrition, en collation dans la matinée, dans l'après-midi et toujours à distance des repas.