Isolement et solitude : près d’un million de seniors sont concernés
Le 29/09/2017 - Actualités

L’isolement social est un fléau aux conséquences délétères pour la santé et le bien-être des personnes âgées. En France, quelque 300 000 seniors sont en situation de mort sociale, d’après une enquête des Petits frères des Pauvres. L’isolement des principaux cercles de soutien (parents et amis) touche près d’un million de personnes âgées de 60 ans et plus. En cause : la perte d’autonomie, mais aussi la précarité, facteur de risque non négligeable de solitude.

Isolement et solitude : près d’un million de seniors sont concernés

900 000 seniors en situation d’isolement social

L’isolement des seniors augmente les risques de maladies et de mortalité, notamment à cause la solitude et la dépression, mais aussi de l’absence de personnes pour prendre soin du bien-être et de la santé de la personne âgée.

Or plus du tiers des personnes âgées de 60 ans et plus n’ont personne à qui se confier, affirme une enquête sur l’isolement et la solitude des seniors, publiée le 28 septembre par les Petits frères des pauvres.

Le sondage, effectué par l’institut CSA auprès de 1 800 seniors de 60 ans et plus, présente une image inquiétante de l’isolement des personnes âgées, encore plus prononcé après 85 ans :

  • 900 000 seniors de 60 ans et plus sont isolés des cercles familial et amical;
  • 300 000 seniors sont isolés des réseaux familial, amical, associatif et du voisinage: ils ne n’ont presque aucun contact avec autrui, et sont dans une situation qualifiée de mort sociale par les Petits frères des pauvres,
  • plus du tiers des seniors de 60 ans et plus ne sortent pas de chez eux tous les jours.

L’isolement des seniors se renforce avec l’âge et la précarité

Après 75 ans, quatre seniors sur dix n’ont pas de confident. L’isolement social est le plus prononcé chez les femmes de plus de 75 ans aux faibles revenus.

La précarité augmente les risques des seniors de souffrir d’isolement social. Les faibles revenus d’un senior sont associés à une baisse des contacts avec les voisins et commerçants. Les seniors les plus démunis se disent moins heureux et encore plus solitaires.

Mais c’est à partir de 85 ans que les cercles de sociabilité s’affaiblissent le plus, entraînant dans leur sillage un isolement de plus en plus prononcé. Le réseau familial proche se renforce certes chez les seniors de plus de 80/85 ans : six personnes âgées de 80 ans et plus voient un de leurs enfants au moins une fois par semaine, contre seulement la moitié des seniors de 70 à 79 ans. Mais, les rencontres avec les petits-enfants, parents éloignés, voisins et associations diminuent.

À partir de 85 ans, la perte d’autonomie est de plus en plus fréquente chez les seniors. Résultat : les déplacements sont plus difficiles et 10 % des personnes de 85 à 89 ans sortent moins d’une fois par semaine.

Une exclusion numérique synonyme d’isolement

Il ressort aussi de cette enquête sur l’isolement des seniors que près du tiers des personnes âgées n’ont jamais recours à Internet. Ils sont ainsi privés de services, tels que le courrier électronique, la visite de sites et les réseaux sociaux, autant de fonctionnalités permettant de conserver un lien social avec les proches et l’extérieur.

Plus la personne est âgée, moins elle navigue sur le Web : près de la moitié des 75 à 84 ans et plus des deux tiers des plus de 85 ans n’y ont jamais recours.

Au-delà de l’isolement social, les seniors ont ainsi des difficultés à effectuer diverses formalités en ligne de plus en plus fréquentes : demande d’aide au logement et autres démarches administratives diverses.

En outre, les sondages se font de plus en plus souvent en ligne et l’opinion des personnes les plus âgées est donc sous-représentée.

Quelles solutions pour prévenir l’isolement des seniors ?

Face à cet isolement préoccupant d’un nombre encore trop important de seniors, les Petits frères des pauvres préconisent notamment :

  • un meilleur repérage des personnes isolées, par l’intermédiaire des services de proximités et des CCAS,
  • une coopération des acteurs concernés,
  • une sensibilisation de l’opinion publique,
  • une lutte sérieuse contre l’exclusion numérique des seniors,
  • un combat accru de la précarité (augmenter l’ASPA et rendre l’aide à domicile plus accessible financièrement).
  • je suis veuve de 80ans et je n’ai plus de famille
    fils dcd à 26 ans d’un cancer
    mari dcd à 73ans d’un cancer
    fille dcd à 57ans d’un cancer

    deux petits enfants à l’etranger
    j’habite st bonnet de mure et je ne vois personne
    habitant un lotissement exterieur
    les fetes vont passer et je serai seule dans mon chagrin
    qui peut me venir en aide, le suicide?????
    merçi de me repondre

  • Laissez un commentaire

    Vous pouvez réagir à cet article en laissant un commentaire

    Articles connexes