Le cholestérol est souvent présenté comme un ennemi de notre santé et de notre alimentation. Pourtant, il est en réalité indispensable au bon fonctionnement de notre organisme.

De nombreuses idées reçues circulent à son sujet, créant parfois des inquiétudes infondées et des comportements inadaptés. Nous allons déconstruire 10 idées reçues sur le cholestérol pour vous permettre d’y voir plus clair et de mieux comprendre cet élément essentiel de notre biologie.

1. Le cholestérol est toujours mauvais pour la santé

Il est important de commencer par rappeler que le cholestérol est une substance naturellement présente dans notre organisme et qu’il est indispensable à la fabrication des cellules, des hormones et de la vitamine D. Il existe deux types de cholestérol :

  • le cholestérol HDL (High Density Lipoprotein), surnommé le « bon cholestérol », car il aide à éliminer l’excès de cholestérol dans le sang en le ramenant vers le foie ;

  • le cholestérol LDL (Low Density Lipoprotein), surnommé le « mauvais cholestérol », car il peut, s’il est en excès, se déposer sur les parois des artères et contribuer à la formation de plaques d’athérome, favorisant ainsi les maladies cardiovasculaires.
seniors prenant un petit déjeuner sain et riche en bon cholestérol

Le problème de santé n’apparaît donc pas en présence de cholestérol en soi, mais lorsque le taux de cholestérol LDL est trop élevé et que le taux de cholestérol HDL est trop faible.

2. Le cholestérol est seulement d’origine alimentaire

Une autre idée reçue veut que le cholestérol provienne uniquement de notre alimentation. Or, il est important de savoir que :

  • notre organisme produit lui-même du cholestérol, principalement dans le foie, et en quantité généralement suffisante pour répondre à ses besoins ;

  • seule une petite partie du cholestérol provient de notre alimentation. En effet, environ 25 % du cholestérol total est d’origine alimentaire, tandis que les 75 % restants sont produits par notre corps.

Néanmoins, il est essentiel de veiller à adopter une alimentation équilibrée et variée pour éviter un déséquilibre du taux de cholestérol dans le sang et ainsi prévenir les risques de maladies cardiovasculaires.

3. Seuls les aliments riches en graisses sont à éviter

Il est admis que pour prévenir un excès de cholestérol, il faut éviter les aliments riches en graisses, en particulier les graisses saturées. Bien que cette affirmation soit partiellement vraie, elle est néanmoins réductrice :

  • tous les aliments riches en graisses ne sont pas forcément néfastes pour notre taux de cholestérol. Par exemple, les graisses insaturées, présentes dans les huiles végétales, les poissons gras ou encore les oléagineux, sont bénéfiques pour notre santé cardiovasculaire, ils ne sont pas obligatoirement à éviter si vous souhaitez mettre en place un régime anti cholesterol;

  • les graisses saturées, en revanche, peuvent effectivement contribuer à augmenter le taux de cholestérol LDL. Elles se trouvent principalement dans les viandes grasses, le beurre, la crème, le fromage et les produits laitiers entiers, ainsi que dans certaines huiles végétales, comme l’huile de palme ;

  • enfin, les sucres, et notamment les sucres rapides, peuvent favoriser l’augmentation du taux de cholestérol LDL et la diminution du taux de cholestérol HDL. Il est donc recommandé de limiter leur consommation, en évitant par exemple les boissons sucrées, les pâtisseries et les confiseries.

LIRE AUSSI : Alimentation saine pour les seniors : Ce que vous devriez manger pour prévenir les maladies et rester en forme!

4. Les œufs sont responsables de l’augmentation du cholestérol

L’un des aliments les plus controversés en matière de cholestérol est sans doute l’œuf. En effet, le jaune d’œuf contient une quantité importante de cholestérol, ce qui a conduit à la croyance qu’une consommation régulière d’œufs augmenterait le taux de cholestérol sanguin. Toutefois, de nombreuses études ont montré que :

  • la consommation d’œufs n’entraîne pas systématiquement une élévation du taux de cholestérol. En réalité, chez la majorité des individus, le foie ajuste sa production de cholestérol en fonction des apports alimentaires, de sorte que la consommation d’œufs n’a que peu d’impact sur le taux de cholestérol sanguin ;

  • les œufs sont riches en nutriments bénéfiques pour la santé, tels que les protéines, les vitamines et les minéraux, ainsi qu’en antioxydants, qui peuvent contribuer à protéger notre organisme contre certaines maladies ;

  • il est donc généralement admis que la consommation de 4 à 6 œufs par semaine est sans danger pour la santé, y compris pour les personnes présentant un taux de cholestérol élevé. Néanmoins, il est important de veiller à varier son alimentation et à ne pas consommer d’autres aliments riches en cholestérol en excès.

5. Les médicaments anti-cholestérol sont toujours nécessaires

Face à un taux de cholestérol élevé, il est parfois tentant de se tourner vers des médicaments pour le faire baisser. Cependant, les médicaments anti-cholestérol, tels que les statines, ne sont pas systématiquement indispensables :

  • avant d’envisager un traitement médicamenteux, il est important de mettre en place des mesures hygiéno-diététiques, comme une alimentation équilibrée et variée, une activité physique régulière, la limitation de la consommation d’alcool et l’arrêt du tabac, qui peuvent permettre de réduire le taux de cholestérol dans le sang ;

  • les médicaments anti-cholestérol ne sont généralement prescrits qu’en cas de risque cardiovasculaire élevé, lorsque ces mesures ne suffisent pas à faire baisser le taux de cholestérol. Il est donc primordial de discuter avec son médecin de la nécessité et de l’opportunité d’un traitement médicamenteux adapté ;

  • enfin, il est essentiel de rappeler que les médicaments anti-cholestérol ne sont pas dénués d’effets secondaires et qu’ils ne doivent pas être pris à la légère.

LIRE AUSSI: Controverse autour de l’effet du cholestérol chez les personnes âgées

6. Le sport ne permet pas de lutter contre le cholestérol

Contrairement à une idée reçue, le sport est un allié précieux dans la lutte contre le cholestérol. En effet, une activité physique régulière :

  • favorise l’augmentation du taux de cholestérol HDL, le « bon cholestérol », qui contribue à éliminer l’excès de cholestérol dans le sang ;

  • permet de lutter contre l’excès de poids et l’obésité, qui sont des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires;

  • contribue à améliorer la gestion du stress et à diminuer la tension artérielle, deux facteurs qui peuvent influencer le taux de cholestérol.
l'activité physique permet de lutter contre le cholestérol chez les seniors

Il est donc recommandé de pratiquer une activité physique régulière, d’une durée d’au moins 30 minutes par jour, pour contribuer à maintenir un taux de cholestérol équilibré et prévenir les risques de maladies cardiovasculaires.

7. Les personnes minces ne sont pas concernées par le cholestérol

Il est souvent admis que seules les personnes en surpoids ou obèses sont concernées par les problèmes de cholestérol. Or, cela est loin d’être vrai :

  • les problèmes de cholestérol peuvent toucher tout le monde, quelle que soit la morphologie. En effet, le taux de cholestérol est principalement influencé par l’alimentation, l’hérédité et le mode de vie, et non par le poids corporel ;

  • les personnes minces peuvent présenter des taux de cholestérol élevés, notamment si elles ont une alimentation déséquilibrée, une prédisposition génétique ou un mode de vie sédentaire ;

  • il est donc important de surveiller régulièrement son taux de cholestérol, quel que soit son poids, et d’adopter une alimentation équilibrée et un mode de vie sain pour prévenir les risques de maladies cardiovasculaires.

8. Le cholestérol n’est pas héréditaire

Contrairement à une croyance populaire, le cholestérol peut être d’origine héréditaire. En effet :

  • il existe une forme d’hypercholestérolémie familiale, une maladie génétique qui se caractérise par un taux de cholestérol LDL anormalement élevé dès la naissance. Cette maladie concerne environ 1 personne sur 500 et augmente considérablement le risque de maladies cardiovasculaires ;

  • l’hérédité peut influencer la manière dont notre organisme produit et élimine le cholestérol, rendant certaines personnes plus sensibles à un déséquilibre du taux de cholestérol ;

  • il est donc important de connaître ses antécédents familiaux en matière de cholestérol et de maladies cardiovasculaires, et de surveiller régulièrement son taux de cholestérol, afin de mettre en place des mesures préventives adaptées si nécessaire.

9. Les aliments allégés en matières grasses sont toujours meilleurs pour le cholestérol

Il est tentant de penser que les aliments allégés en matières grasses sont systématiquement meilleurs pour notre taux de cholestérol. Cependant, cette affirmation est à nuancer :

  • les aliments allégés en matières grasses ne sont pas nécessairement dépourvus de cholestérol. En effet, certains peuvent contenir des graisses de mauvaise qualité, susceptibles d’augmenter le taux de cholestérol LDL ;

  • par ailleurs, les aliments allégés en matières grasses sont souvent compensés par une teneur en sucres plus élevée, ce qui peut avoir un impact négatif sur le taux de cholestérol ;

  • il est donc préférable de privilégier une alimentation équilibrée et variée, riche en fruits, légumes, céréales complètes, poissons gras et huiles végétales, plutôt que de se fier aveuglément aux allégations des produits allégés en matières grasses.

LIRE AUSSI : Les secrets d’une longévité accrue: quels aliments privilégier pour vivre plus longtemps ?

10. Il n’est pas nécessaire de surveiller son taux de cholestérol avant 50 ans

Enfin, une dernière idée reçue concerne l’âge auquel il est nécessaire de commencer à surveiller son taux de cholestérol. Beaucoup pensent qu’il n’est pas utile de le faire avant l’âge de 50 ans. Toutefois :

  • les problèmes de cholestérol peuvent survenir à tout âge et il est donc important de surveiller régulièrement son taux de cholestérol, quel que soit son âge ;

  • plus les problèmes de cholestérol sont détectés tôt, plus il est facile de les prendre en charge et de prévenir les complications éventuelles, telles que les maladies cardiovasculaires ;

  • il est donc recommandé de réaliser un bilan lipidique (mesure du cholestérol total, du cholestérol HDL et du cholestérol LDL) à partir de l’âge de 20 ans, puis de le renouveler tous les 5 ans en fonction des résultats et des facteurs de risque individuels.

Il est essentiel de se défaire des idées reçues sur le cholestérol pour mieux comprendre cet élément indispensable à notre organisme et pour adopter une approche préventive et adaptée en matière de santé cardiovasculaire.

N’hésitez pas à discuter avec votre médecin de vos préoccupations concernant le cholestérol et à mettre en place des mesures hygiéno-diététiques adaptées pour maintenir un taux de cholestérol équilibré et préserver votre santé.

Sophie, conseillère spécialisée Grand âge

Trouver une résidence senior n’a jamais été aussi facile !

SERVICE GRATUIT & SANS ENGAGEMENT

Obtenir la liste des résidences seniors

SERVICE GRATUIT & SANS ENGAGEMENT

Note de l’article (80 votes)

Cet article vous a-t-il été utile ?

Notez cet article afin de nous permettre d’améliorer nos contenus.

Commentaires (2)

Réagissez, posez une question…

  1. Rudancic Vesna

    C’est qu’à le triglycérides ?

    Répondre
    1. Amandine

      Bonjour

      Je vous remercie pour votre commentaire.
      Les triglycérides sont une forme de graisse présente dans le sang et stockée dans les cellules adipeuses, jouant un rôle dans le métabolisme énergétique du corps.
      Bonne journée.
      Amandine

      Répondre

Les derniers articles

Articles les plus recherchés

Nos dossiers sur ce thème

La santé du Grand-âge

L'accroissement de la longévité s'accompagne de la multiplication de pathologies propres aux personnes âgées. Nous abordons dans ce dossier intitulé "la santé au grand âge"…

En savoir plus

Face à la maladie d'Alzheimer

Nous avons consacré un dossier spécifique à la maladie d’Alzheimer, pour appréhender à sa mesure ce véritable fléau, qui touche en France 800 000 personnes,…

En savoir plus

Face à la maladie de Parkinson

Affection dégénérative du cerveau la plus courante après Alzheimer, la maladie de Parkinson touche plus de 2 % de la population française de plus de…

En savoir plus