Contrairement aux rumeurs qui circulent, aucune suppression généralisée des crédits d’impôt n’est prévue en 2026. Mieux encore, si vous avez bénéficié de réductions ou crédits d’impôt[1] en 2024, vous recevrez une avance de 600 € en moyenne dès le 15 janvier 2026.
Quelques ajustements sont toutefois à l’étude, notamment pour certains services à la personne dits « de confort ». Faisons le point ensemble sur ce qui change vraiment et ce qui reste protégé pour vos finances familiales.
État des lieux : quels crédits d’impôt en 2026 ?
La grande majorité des avantages fiscaux que vous connaissez demeurent intacts en 2026. Les crédits d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile, la garde d’enfants hors domicile, les dons aux associations et l’investissement locatif continuent de s’appliquer avec leurs plafonds habituels.
Seule exception notable : le crédit d’impôt pour l’installation d’une borne de recharge électrique s’est arrêté au 31 décembre 2025, faute de prolongation dans le budget.
Les professionnels du secteur des services à la personne peuvent respirer : aucune suppression n’est actée, même si des ajustements restent en discussion. Votre déclaration de revenus 2026 portera donc sur les mêmes types de dépenses éligibles qu’en 2025, avec des euros par an de réduction identiques selon votre situation familiale.
L’avance de janvier 2026 : 600 € en moyenne pour 9 millions de foyers
Le 15 janvier 2026, près de 9 millions de foyers ont reçu leur avance sur les crédits et réductions d’impôt. Ce virement automatique, libellé « AVANCE CREDIMPOT » sur vos relevés bancaires, représente 60 % des avantages fiscaux déclarés dans votre déclaration 2025 sur vos revenus 2024.
Le montant moyen s’élève à 600 € par foyer bénéficiaire, mais peut varier considérablement selon vos dépenses éligibles. Si vous avez supporté 3 000 € de frais d’emploi à domicile en 2024, vous avez touché une avance de 900 € en janvier.
La régularisation interviendra cet été 2026 après traitement de votre déclaration de revenus 2025. Si vos dépenses 2025 sont identiques ou supérieures à 2024, vous recevrez le complément restant. Dans le cas contraire, un remboursement sera prélevé en septembre sur votre prise en charge fiscale.
Services à la personne : ce qui reste protégé, ce qui risque de changer
Garde d’enfants et aide aux personnes âgées : dispositifs préservés
Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, l’a confirmé solennellement : les avantages fiscaux pour la garde d’enfants et l’assistance aux personnes âgées restent intouchables. Cette garantie gouvernementale protège deux secteurs jugés essentiels pour les familles.
Concrètement, vous conservez votre crédit d’impôt de 50 % des dépenses pour l’emploi d’une assistante maternelle, les frais de crèche ou l’aide à domicile pour vos parents. Les plafonds actuels de 12 000 € (majorés selon votre situation) demeurent inchangés.
Les 26 métiers des services à la personne incluent l’assistance aux personnes âgées, la garde d’enfants, la préparation de repas et les travaux ménagers essentiels. Que vous bénéficiez de l’allocation personnalisée d’autonomie ou que vous financez directement, ces dispositifs restent prioritaires dans l’arbitrage budgétaire 2026.
Ménage, jardinage, cours particuliers : dans le viseur du gouvernement
Les activités de ménage, jardinage et cours particuliers font actuellement l’objet de discussions au sein du gouvernement, mais aucune décision définitive n’est prise pour 2026.
Selon les documents parlementaires consultés, ces services dits « de confort » représentent environ 800 millions d’euros de crédits d’impôt annuels.
Plusieurs scénarios sont à l’étude :
- réduction du taux de 50 % à 40 %
- abaissement des plafonds spécifiques (actuellement 5 000 € pour le jardinage)
- modification des conditions d’éligibilité

- Les activités concernées incluent l’entretien de la maison, les petits travaux de jardinage et l’assistance informatique.
- Le secteur professionnel reste mobilisé contre toute réduction, arguant d’un risque de retour au travail dissimulé.
- Les députés ont adopté un abaissement du plafond jardinage de 5 000 € à 2 000 € par foyer.
- Le Sénat a finalement renoncé à réduire le taux de 50 % à 45 % après débat parlementaire.
- Les arbitrages définitifs dépendront des négociations budgétaires entre Assemblée et Sénat en 2026.
- Votre facture de ménage de 2 000 € vous coûterait 200 € de plus avec un taux réduit à 40 %.
- Les classes moyennes seraient les plus impactées par une baisse des plafonds spécifiques.
- Les professionnels du jardinage craignent une chute d’activité de 30 % selon leurs estimations sectorielles.
Pour l’instant, vous continuez de bénéficier pleinement de ces avantages fiscaux. Les arbitrages définitifs seront connus lors des prochaines discussions budgétaires, le gouvernement privilégiant une approche progressive plutôt qu’une suppression brutale.
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Crédit d’impôt Ehpad : la transformation reportée une nouvelle fois
La mesure tant attendue par les familles ne verra pas le jour en 2026.
Malgré l’adoption d’un amendement par les députés en octobre 2025, la transformation de la réduction d’impôt Ehpad en crédit d’impôt universel n’a pas été retenue dans la version finale du budget. Le dispositif actuel reste donc inchangé : seuls les foyers imposables peuvent déduire 25 % de leurs frais d’hébergement et de dépendance[4], dans la limite de 10 000 € par personne hébergée. Cap Retraite, met des conseillers à votre dispositions gratuitement et sans engagement afin de vous aider à débloquer des ressources.
Les familles non imposables, souvent les plus fragiles financièrement, continuent d’être exclues de cet avantage fiscal. Amélie de Montchalin a justifié cette décision par des contraintes budgétaires et l’existence d’autres aides pour les non-imposables.
Le coût estimé de la mesure, jugé trop élevé, a pesé dans la balance face aux impératifs de soutenabilité des finances publiques.

Comment optimiser vos avantages fiscaux avant les changements ?
Première priorité : vérifiez votre espace personnel sur impots.gouv.fr pour contrôler l’avance reçue le 15 janvier. Si vos dépenses de 2025 ont diminué par rapport à 2024, vous risquez un remboursement en septembre 2026. Anticipez vos dépenses éligibles avant le 31 décembre 2026 : emploi à domicile, garde d’enfants, dons aux organismes agréés.
Chaque euro dépensé cette année vous donnera droit à l’avance de janvier 2027. Conservez scrupuleusement tous vos justificatifs : factures, contrats, attestations fiscales.La loi de finances maintient les contrôles, particulièrement sur les services de petit bricolage et d’assistance informatique qui restent dans le viseur gouvernemental.
Pour les familles concernées par l’Ehpad : maintenez vos déductions actuelles et surveillez les évolutions législatives. Le crédit d’impôt universel pourrait revenir dans les discussions budgétaires futures.
Questions fréquemment posées
Comment fonctionne le crédit d’impôt ?
Le crédit d’impôt vous permet de déduire directement de votre impôt sur le revenu une partie de certaines dépenses comme l’emploi d’un salarié à domicile, les frais de garde d’enfants ou les dons aux associations.
Contrairement à une réduction d’impôt, si le montant du crédit dépasse votre impôt dû, l’administration fiscale vous rembourse la différence, même si vous n’êtes pas imposable.
Quels crédits d’impôt risquent d’être supprimés en 2026 ?
Aucune suppression massive de crédits d’impôt n’est prévue en 2026. Les principaux dispositifs comme l’emploi à domicile, les dons aux associations ou les frais de garde d’enfants restent en vigueur.
Seuls quelques dispositifs spécifiques arrivent à échéance, notamment le crédit d’impôt pour l’installation d’une borne de recharge électrique qui s’est arrêté au 31 décembre 2025.
Qu’est-ce que l’avance de réduction et crédit d’impôt ?
L’avance de réduction et crédit d’impôt correspond à un versement anticipé de 60 % de vos avantages fiscaux, calculé sur vos dépenses de l’année précédente.
Versée chaque 15 janvier sur votre compte bancaire, cette avance compense le fait que votre taux de prélèvement à la source ne tient pas compte de vos réductions d’impôt pour les dons, l’emploi à domicile ou les frais d’Ehpad.
Quels crédits d’impôt risquent d’être supprimés en 2026 ?
Aucune suppression n’est prévue pour 2026 : les crédits d’impôt pour l’emploi à domicile, la garde d’enfants et l’hébergement en Ehpad restent maintenus avec leurs taux actuels.
Vous continuerez à bénéficier du même avantage de 50 % sur vos dépenses, dans les mêmes plafonds qu’en 2025, et l’avance de 60 % versée chaque janvier est également conservée.
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[1] Impôt
L’impôt est une somme d’argent que les citoyens et les entreprises paient régulièrement au gouvernement. Cet argent est utilisé pour financer des services publics comme les écoles, les routes, et…
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[2] Aide à domicile
L’aide à domicile est un service qui accompagne les personnes chez elles en leur apportant une assistance pour les tâches de la vie courante, comme le ménage, les courses, ou…
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[3] EHPAD
Les EHPAD sont des établissements médicalisés qui accueillent des personnes âgées qui ont besoin de soins médicaux réguliers et d’une aide dans leur vie quotidienne.
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[4] Dépendance
La dépendance de la personne âgée désigne le besoin d’aide pour réaliser les tâches de la vie quotidienne en raison de problèmes physiques ou mentaux.
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