Savoir reconnaître l’âgisme et la maltraitance des personnes âgées
Maisons de retraite

Publié le 06/10/2016 . Mis à jour le 06/10/2016

Publié le 6 Oct. 2016 . Mis à jour le 6 Oct. 2016

On parle beaucoup aujourd’hui de prévenir la maltraitance des personnes âgées, mais on n’a pas toujours conscience de l’existence d’un phénomène plus discret et souvent aussi nocif : l’âgisme. À l’occasion de la Journée internationale des personnes âgées, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle le public à prendre conscience des discriminations dont souffrent souvent les seniors.

Savoir reconnaître l’âgisme et la maltraitance des personnes âgées

L’âgisme : une forme pernicieuse de maltraitance des personnes âgées

La Journée internationale des personnes âgées, marquée début octobre, a été l’occasion de mettre en avant un phénomène fréquent dans nos sociétés : l’âgisme. Ce terme créé en 1969 fait référence à des attitudes, préjugés, discriminations et maltraitances à l’égard des personnes âgées.

D’après l’OMS, près de 60 % des 83 000 personnes interrogées dans le cadre d’une enquête réalisée dans 57 pays estiment que les aînés ne sont pas respectés. Ce sentiment est encore plus marqué dans les pays à revenu élevé. L’âgisme, sans toujours atteindre les proportions que peut prendre la maltraitance des personnes âgées, comprend des comportements délétères pour ces dernières.

    L’OMS cite notamment les attitudes suivantes :

  • considérer les seniors sans distinction comme des personnes fragiles et dépendantes,
  • penser que les aînés ne sont pas capables d’utiliser les nouveaux médias,
  • imposer des conditions d’âge discriminatoires pour l’accès aux soins,
  • promulguer des politiques discriminatoires, comme l’âge légal de la retraite…

L’âgisme comprend donc également de simples préjugés dévalorisant les aînés et vient élargir la définition de la maltraitance des personnes âgées.

    Celle-ci comprend des attitudes et négligences provoquant une souffrance chez la victime :

  • violences physiques,
  • absence de soins,
  • excès de médicaments,
  • extorsion…

Lutter contre l’âgisme

L’âgisme peut avoir des conséquences aussi négatives que la maltraitance sur les personnes âgées. Des études montrent que les aînés percevant négativement leur propre vieillissement ne guérissent pas aussi bien que les autres et vivent 7,5 ans de moins que leurs homologues ayant une attitude plus positive face au grand âge.

L’OMS appelle donc les décideurs à reconnaître les attitudes susceptibles de marginaliser les personnes âgées, moins visibles que les actes de maltraitance active.

En mai 2016, l’organisation a du reste adopté une résolution visant à encourager le lancement de campagnes de sensibilisation dans tous les pays concernés par l’âgisme et la maltraitance des personnes âgées. Son but : améliorer le bien-être des seniors et reconnaître leurs qualités et leur apport potentiel pour la société.

L'avis des utilisateurs sur cet article
3.4/5 - 7 votes - Votre vote :

Articles connexes