Prévenir le glaucome chez les seniors, c’est possible ?
Santé

Publié le 08/03/2018 . Mis à jour le 14/03/2018

Publié le 8 Mar. 2018 . Mis à jour le 14 Mar. 2018

La semaine mondiale du glaucome est l’occasion de mieux connaître cette maladie handicapante, qui touche plus particulièrement les seniors (mais pas uniquement). Apprenez à reconnaître le glaucome et surtout quels sont les moyens de prévention.

Prévenir le glaucome chez les seniors, c’est possible ?

Qu’est-ce que le glaucome ?

Le glaucome une maladie oculaire dégénérative qui affecte le nerf optique et entraîne une réduction progressive et irrémédiable du champ de vision.

Non traité, le glaucome peut rendre le patient aveugle : c’est en effet la 1re cause de cécité totale en Europe (2e dans le monde, après la cataracte).

Le glaucome est souvent lié à une forte pression intraoculaire, abîmant le nerf optique et la rétine.

En France, le glaucome touche un million de personnes et on estime que 4 malades sur dix ignorent être atteints et ne reçoivent donc pas de traitement. Si le glaucome peut se déclarer dès 40 ans (voire plus tôt), il s’agit de l’un des principaux troubles de la vue chez les seniors.

Quels sont les facteurs de risque du glaucome ?

Pour mieux prévenir les risques de cécité due au glaucome, il est important de savoir si votre proche âgé ou vous-mêmes faites partir des personnes ayant un risque accru de développer cette maladie.

Les personnes à risques de glaucome devront faire un examen de la vue tous les ans ou tous les deux ans.

Les facteurs de risque à connaître sont les suivants :

  • l’âge : le glaucome touche plus de 2 % des personnes de 45 ans et plus, et 10 % des personnes âgées de 70 ans et plus ;
  • l’origine ethnique : les personnes d’origine afro-américaine, asiatique, hispanique, irlandaise, russe ou scandinave ont davantage de risques de développer un glaucome ;
  • certaines maladies, notamment le diabète et l’hypothyroïdie ;
  • l’hérédité : un parent ou un membre de la fratrie atteint de glaucome ;
  • des blessures, maladies ou opérations oculaires ;
  • la myopie,
  • l’utilisation prolongée de corticostéroïdes (surtout les gouttes oculaires).

Quels sont les types de glaucomes et leurs symptômes ?

Pour mieux prévenir les risques de cécité due au glaucome, il est important de savoir si votre proche âgé ou vous-mêmes faites partir des personnes ayant un risque accru de développer cette maladie.

Les personnes à risques de glaucome devront faire un examen de la vue tous les ans ou tous les deux ans.

Les facteurs de risque à connaître sont les suivants :

  • l’âge: le glaucome touche plus de 2 % des personnes de 45 ans et plus, et 10 % des personnes âgées de 70 ans et plus ;
  • l’origine ethnique: les personnes d’origine afro-américaine, asiatique, hispanique, irlandaise, russe ou scandinave ont davantage de risques de développer un glaucome ;
  • certaines maladies, notamment le diabète et l’hypothyroïdie ;
  • l’hérédité : un parent ou un membre de la fratrie atteint de glaucome ;
  • des blessures, maladies ou opérations oculaires ;
  • la myopie,
  • l’utilisation prolongée de corticostéroïdes (surtout les gouttes oculaires).

Quels sont les types de glaucomes et leurs symptômes ?

Il existe différents types de glaucomes, dont les symptômes et la gravité diffèrent.

Le glaucome à angle ouvert

Ce type de glaucome est le plus fréquent (80 à 90 % des cas). Il apparaît progressivement, lorsque l’œil ne draine pas correctement les fluides. La pression intraoculaire augmente alors et commence à endommager le nerf optique.

Dans ce cas, le glaucome n’est pas douloureux et ne présente aucun symptôme au début. L’évolution du glaucome à angle ouvert est lente (entre 10 et 20 ans).

Lorsque les symptômes apparaissent, il s’agit des signes suivants :

  • perte de la vue périphérique,
  • éventuelle douleur dans les yeux.

La seule prévention possible consiste à surveiller la pression intraoculaire pour éventuellement repérer une hausse progressive et mettre en place un traitement rapidement. Il est donc important de consulter son ophtalmologiste régulièrement, à partir de 40 ans. La fréquence des visites devra augmenter avec l’avancée en âge.

Le glaucome à angle fermé

Ce type de glaucome se produit lorsque l’iris est très proche de l’angle irido-cornéen. L’iris peut finir par bloquer cet angle, entraînant une augmentation rapide de la pression intraoculaire. Cette crise de glaucome aigu est une véritable urgence oculaire. Il est nécessaire de consulter immédiatement un ophtalmologiste, au risque de devenir aveugle.

Les signes d’une crise de glaucome aigu à angle fermé sont les suivants :

  • votre vision se floue subitement,
  • vous éprouvez de fortes douleurs oculaires,
  • vous avez une migraine,
  • vous avez la nausée,
  • vous vomissez,
  • vous voyez des anneaux de couleur arc-en-ciel ou des halos autour des lumières.

Cette forme de glaucome peut se développer lentement (on parle alors de glaucome chronique à angle fermé). Il est asymptomatique au début. Le glaucome à angle fermé peut causer la cécité s’il n’est pas traité immédiatement.

Comment faire un dépistage ?

S’il est impossible de complètement prévenir la survenue d’un glaucome, la cécité peut être évitée avec une prise en charge précoce.

À l’occasion de la semaine mondiale du glaucome, l’UNADEV (Union nationale des aveugles et déficients visuels) propose un dépistage gratuit des facteurs de risque du glaucome et des examens de la vue dans le « Bus du glaucome », du 12 au 16 mars 2018.

Le bus sera stationné Place de la République à Paris et proposera quatre examens :

  • mesure de la tension intraoculaire,
  • mesure de l’épaisseur de la cornée,
  • photo du fond de l’œil,
  • examen du champ visuel.

Comment le glaucome est-il soigné ?

Les traitements du glaucome consistent à améliorer la circulation des fluides dans les yeux ou à en réduire la production.

Dans la plupart des cas, l’ophtalmologiste prescrit des gouttes. Il est nécessaire de bien suivre le traitement du glaucome pour éviter les effets indésirables :

  • picotements,
  • rougeurs,
  • croissance des cils,
  • changement de la couleur des yeux,
  • parfois décollement de la rétine,
  • difficulté à respirer.

Si les gouttes ne suffisent pas, le médecin peut prescrire un inhibiteur de l’anhydrase carbonique par voie orale, dont les effets secondaires (picotements des doigts et orteils, envie fréquente d’uriner) sont réduits si le médicament est pris pendant les repas.

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