Les Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC)

L’AVC est une pathologie lourde de conséquences : un quart des victimes décèdent en effet peu de temps après l’attaque. Les trois quarts des survivants souffrent de ses séquelles, plus ou moins handicapantes.

Les Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC)

Qu'est-ce qu'un AVC ?

Mieux connu sous le nom commun d’« attaque cérébrale », l’accident vasculaire cérébral (AVC) est une perte brutale de la fonction cérébrale due soit :

  • à un caillot de sang qui bouche une artère et interrompt la circulation du sang dans le cerveau (on parle alors d’AVC ischémique – il représente 80% des cas)
  • à la rupture d’une artère ou d’un anévrysme, ce qui entraîne une hémorragie dans le cerveau (il s’agit d’un AVC hémorragique).

Les conséquences de l’AVC

Les séquelles d’un AVC vont dépendre de l’endroit du cerveau touché et de l’étendue des dommages. Un AVC peut affecter une ou plusieurs fonctions cérébrales, notamment la capacité de :

  • se déplacer,
  • voir,
  • se souvenir,
  • raisonner.

L’AVC peut également entraîner une hémiplégie ou une aphasie.

En fonction des lésions subies, il existe de nombreuses méthodes de rééducation, et il est parfois possible de retrouver ses capacités, dans une certaine mesure. Il est indispensable d’avoir un suivi médical adapté, d’avoir un soutien social et psychologique au quotidien pour aider la personne à retrouver ses marques, et éventuellement adapter son mode de vie : aménagement du foyer, assistance à domicile, etc.

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) constituent un phénomène préoccupant de santé publique. On recense environ 500 000 personnes atteintes d’un AVC dans l’Hexagone (les trois quarts ayant plus de 65 ans), tandis que 150 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.

Quels sont les six indicateurs de la survenue d'un AVC ?

Dès lors que le sang ne parvient plus à irriguer une zone du cerveau, la partie du corps qu’elle commande ne reçoit plus d’ordres. De fait, il existe de nombreux signes possibles pouvant alerter de la survenue d’un AVC. Toutefois six indicateurs caractéristiques de l’AVC doivent éveiller l’attention, en particulier lorsqu’ils apparaissent de manière soudaine :

  • Hémiplégie totale ou partielle (un bras, une jambe ou une moitié du visage sont sans force, inerte) ;
  • Perte de la sensibilité d’un bras, d’une jambe, de la face ou de tout le côté d’un corps ;
  • Signes d’aphasie : la personne a des difficultés à s’exprimer de manière claire ;
  • Difficultés à se mouvoir, perte soudaine de l’équilibre, chute ;
  • Perte soudaine de la vision d’un œil ;
  • Migraines intenses.

Ces symptômes n’indiquent qu’une présomption d’AVC. D’autres pathologies peuvent avoir des manifestations proches de celles de l’AVC. Quelle que soit la cause de ces signes, il est vital de procéder à des examens. Un diagnostic médical urgent doit être réalisé.

Quels sont les causes des accidents vasculaires cérébraux ?

Qu’il soit dû à l’occlusion d’une artère cérébrale (AVC ischémique) ou à la rupture d’un vaisseau (AVC hémorragique), l’accident vasculaire cérébral survient toujours sans prévenir, subitement. Il s’agit d’une urgence médicale et il faut faire vite.

  • Le plus souvent, c’est un caillot de sang bouchant une artère qui est à l’origine de l’AVC. Il peut-être véhiculé par la circulation sanguine Il est alors question d’embolie cérébrale. Dans d’autres cas, l’artère se bouche seule.
  • La cause majeure de l’AVC reste toutefois l’hypertension artérielle. L’AVC peut également survenir du fait de la malformation d’un vaisseau ou par suite d’un traitement anticoagulant.

Comment prévenir les AVC et leurs récidives ?

Alors que la rupture d’un vaisseau sanguin due à une malformation n’est absolument pas prévisible, on peut cependant agir sur les autres causes possibles de l’AVC :

  • l’hypertension artérielle doit être prise en charge avec sérieux,
  • le taux de cholestérol doit également être surveillé,
  • il ne faut jamais modifier sans avis médical l’un de ces traitements.

Les personnes qui survivent à un AVC souffrent parfois de séquelles irréparables. La plupart du temps, elles peuvent néanmoins récupérer en partie leurs capacités.

Pour éviter les récidives, lorsque l’athérosclérose ou l’hypertension artérielle ont été à l’origine de l’AVC, les traitements médicaux doivent être scrupuleusement suivis.

Comment réagir en cas d’AVC ?

En cas de signes d’AVC, même si vous n’êtes pas sûr du « diagnostic », il faut prévenir les secours au plus vite. Chaque minute écoulée entre le premier symptôme de l’AVC et sa prise en charge peut entraîner des séquelles irréversibles. Une fois l’AVC déclaré, vous avez environ 4 h 30 pour agir avant que celui-ci ne soit fatal. Pour assurer une prise en charge rapide, appelez le 15 immédiatement.

La réactivité est cruciale en cas d’AVC : après la maladie d’Alzheimer, l’AVC et la deuxième cause de démence en France. C’est aussi la première cause de handicap moteur acquis chez l’adulte et la troisième cause de mortalité en France.

 

Afin de prévenir les risques d’AVC, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin. La meilleure façon de l’éviter reste de respecter un mode de vie sain, éventuellement d’envisager un traitement si vous avez des prédispositions à l’AVC, notamment en cas d’hypertension. Et surtout si vous ressentez des symptômes de l’AVC ou êtes en présence de quelqu’un qui est potentiellement en AVC, agissez vite !

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