Les 7 pires craintes des seniors sur les maisons de retraite
Le 21/04/2017 - Maisons de retraite

Nombre d’entre nous n’espèrent qu’une chose : vivre le plus longtemps chez soi. Votre proche âgé ne fait probablement pas exception à la règle. Il se peut d’ailleurs qu’il craigne l’entrée en maison de retraite à cause des idées que se font encore de nombreux Français sur les maisons de retraite. Découvrez comment rassurer votre proche et dissiper ses craintes sur l’accueil en établissement, à une époque où la prise en charge en institution a fortement progressé.

Les 7 pires craintes des seniors sur les maisons de retraite

Faut-il avoir peur des maisons de retraite ?

    La plupart des Français ont une vision négative des maisons de retraite. D’ailleurs, seulement deux Français sur dix souhaiteraient placer leur proche âgé en établissement s’il venait à perdre son autonomie (Drees 2014). Culpabilité, peur de ne pas faire face à la dépense, préjugés sur des établissements encore vus comme des « mouroirs »… Les craintes des Français au sujet des maisons de retraite sont nombreuses. Cap Retraite vous propose de faire la part des choses entre les mythes et réalités sur la vie dans les maisons de retraite.

    Il faut premièrement savoir qu’il existe aujourd’hui une large variété de maisons de retraite adaptées aux besoins et attentes des différentes personnes âgées :

  • établissements pour les seniors autonomes (résidences-services ou résidences-autonomie),
  • établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad),
  • unités de soins de longue durée (USLD) au sein des centres hospitaliers.

Ce choix permet de trouver une solution adaptée à chacun. Reste néanmoins à dissiper les doutes liés à la vie en collectivité.

Sept réponses à vos craintes sur les maisons de retraite

Si votre proche âgé ou vous-même appréhendez l’entrée en établissement, lisez les réponses suivantes aux sept principales craintes liées aux maisons de retraite.

  • 1. « Je vais m’ennuyer »

Avec toutes les activités et animations proposées dans les maisons de retraite modernes, les résidents n’ont pas le temps de s’ennuyer. Les établissements pour personnes âgées engagent tous une équipe d’animation (ou un animateur). Les activités proposées dans les maisons de retraite peuvent comprendre des :
– ateliers mémoire, réminiscences, écriture, cuisine…
– arts plastiques, musique,
– thérapies par les odeurs, saveurs, sens, etc.
– activités physiques : gymnastique douce, yoga, Taï Chi…
– sorties…

  • 2. « Je vais épuiser mes économies »

Certes, le reste à charge dans une importante partie des maisons de retraite peut être très élevé pour les familles. Il s’élève en moyenne à près de 1 800 euros par mois. En cherchant bien, il est néanmoins possible de trouver des maisons de retraite pour tous les budgets. Les conseillers Cap Retraite pourront vous aider à trouver une place dans une résidence correspondant à vos critères.

Il existe en outre différentes solutions pour financer son accueil en institution (prêt viager, aide des proches, location de l’ancien domicile, etc.) Des aides financières en maisons de retraite permettent aussi d’alléger la facture.

  • 3. « J’ai peur qu’on ne s’occupe pas de moi »

Le temps des hospices est révolu. Les maisons de retraite sont aujourd’hui des établissements spécialisés dans la prise en charge des personnes âgées, quel que soit leur niveau d’autonomie. Le personnel soignant des Ehpad est formé pour répondre à tous les besoins de la personne âgée, quelle que soit sa pathologie. Il est d’ailleurs encadré par un médecin coordonnateur responsable des bonnes pratiques de l’équipe médicale.

  • 4. « Je vais devenir vieux et malade plus vite »

S’il est vrai que les résidents des maisons de retraite sont de plus en plus âgés, la vieillesse n’est pas une maladie contagieuse. En fait, c’est la solitude et l’isolement qui peuvent précipiter la perte d’autonomie. En revanche, la vie en communauté dans les maisons de retraite permet de stimuler le lien social et d’ainsi améliorer la qualité de vie de votre proche âgé. Si celui-ci est déjà atteint de la maladie d’Alzheimer, par exemple, les maisons de retraite, et plus particulièrement celles dotées d’une unité de vie protégée Alzheimer, proposent des activités dont le but est de stimuler les facultés cognitives.

  • 5. « Je vais perdre mon autonomie »

Vivre en établissement permet de bénéficier d’une aide pour les tâches qu’il devient plus difficile de réaliser seul. Mais les résidents des maisons de retraite sont encouragés à poursuivre un maximum d’activités seuls, en fonction de leurs capacités. Avec une aide adaptée, il leur reste plus de temps pour investir dans leur santé et leur bien-être, par exemple à l’aide d’activités stimulant leurs fonctions cognitives ou motrices.

  • 6. « Je ne serai plus libre de mon temps et de mes activités »

Certes, changer de lieu de vie n’est pas sans influence sur les habitudes. S’adapter à un nouveau rythme de vie peut être stressant. Ne minimisez pas les sentiments de votre proche âgé et aidez-le à s’adapter aux contraintes de la vie en collectivité. Celles-ci peuvent d’ailleurs être envisagées positivement : elles offrent des repères et une certaine sécurité. En outre, les résidents sont libres de leurs actions entre les repas. Personne ne les contraint de participer aux animations. Les maisons de retraite offrent un cadre de vie, mais font le maximum pour respecter la liberté et la dignité de la personne âgée.

  • 7. « Je vais être oublié par mes proches et amis »

Il est naturel de craindre de se retrouver seul. Néanmoins, les maisons de retraite ne sont pas synonymes d’isolement. Au contraire, vous pouvez choisir la zone géographique de votre établissement, pour vous rapprocher de la famille. Certaines résidences sont en centre-ville, d’autres sont bien desservies par les axes routiers et les transports en commun. En outre, l’accueil en établissement permet de faire de nouvelles connaissances.

    Votre proche âgé ou vous-même avez-vous d’autres craintes à propos des maisons de retraite ? N’hésitez pas à partager votre expérience dans les commentaires.
  • Malgré la loi, je constate le très faible nombre de poste de psychomotricien proposé par les maisons de retraite. Ces paramédicaux sont pourtant les professionnels des soins psychomoteurs aux personnes souffrant de troubles du vieillissement. Ces soins spécifiques s’adressent tant à l’aspect d’organisation fonctionnelle du corps et du repérage dans l’espace et le temps, qu’à la dimension psychocorporelle de l’identité des personnes mise à mal par les troubles. On peut constater que l’ensemble de ces troubles s’aggravent à l’occasion de la vie en EPAHD, avec comme conséquence l’augmentation de la dépendance. Ceci alourdit le travail du personnel du quotidien de ces personnes. Les psychomotriciens sont ussi en mesure, de par leurs actions et savoirs faire, de proposer des aides à la vie collective du quotidien en collaboration avec les équpes.

  • Ma mère est entrée, à 97ans passés, dans une maison de retraite appartenant à un grand groupe. Un an et demi plus tard mécontents de l’accompagnement et inquiets pour notre mère et sa santé nous l’avons changée de maison de retraite. Elle est bien entourée sécurisée et nous ses enfants rassurés. L’actuelle maison de retraite est gérée par une association qui privilégie le personnel et la qualité de l’accompagnement des résidents au tape à l’oeil des locaux. Ma mère est aujourd ‘hui dans sa centième année et participe avec plaisir aux activités de la maison de retraite.

  • vous décrivez là le meilleur des maisons de retraite!
    je vis dans une résidence seniors etl’entourage (les
    residents) ne collabore pas beaucoup aux activités
    proposées. les gens restent chez eux et répondent
    tou juste au « bonjour » et contribue a augmenter la
    solitude de ceux qui souhaiteraient plus de contacts
    et de convivialité que le personnel s’efforce de pro
    mouvoir.cepersonel est en général compétent ,
    aimable et tres seviable

  • Merci de trouver des raisons de rassurer, mais hélas elles ne sont bonnes que sur le papier . Compte tenu de toute les restrictions budgétaires, la plupart des Ehpad n’ont pas les moyens d’assumer la grande dépendance qui leur est confiée, et les personnes âgées ne sont pas un sujet prioritaire dans aucune politique. Alors, je fais partie des gens qui disent: » le plus tard possible », j’ai vu de près la misère des personnes âgées dans certains établissements, pas par la faute du personnel, mais faute de moyens matériels et humains.

  • Bonsoir,
    Ma mère de 94 ans vit chez moi depuis 8 ans après le décès de mon père.
    Depuis 2011 elle présente une dégénérescence des cellules (TDM cérébral leucoariose)
    Son état s’est aggravé depuis 6 mois suite à une chute et une hospitalisation) Elle présente un déclin cognitif mixte responsable de sa dépendance et de son incontinence aujourd’hui .

    J’envisage de la placer en accueil de jour en Ehpad mais pas en tout temps,.
    Car son incontinence oblige de lui faire une douche tous les jours.
    J’ai constaté que pendant ses 3 mois d’hospitalisation , aucune douche ne lui a été donné, ce qui me laisse le doute quant à la propreté des personnes mises en maisons de retraite et à leur respect.

  • Non, je ne suis pas « rassurée »! Et l’aspect un peu « racoleur » de certaines publicités sur le « Grand Age », qui circulent sur le net, est extrêmement pénible. Des « Vieux » qui sautent en l’air en riant et adorent jouer aux cartes sur les photographies, n’ont de « vieux » que leurs cheveux blancs. Ils ont la soixantaine au plus! De charmantes jeunes femmes de quarante ans (seule la crinière est blanche) font du sport et des « activités » joyeuses.
    La réalité est bien différente. Sur la pub les poncifs sont toujours là : de vieux messieurs sont toujours accompagnés d’une « épouse » de vingt ans plus jeune!
    La seule vérité je l’ai retrouvée dans le film « AMOUR ».

    La solitude n’existe pas dans ce monde fantasmé qui nous est vendu. La maladie dans la solitude non plus. Les enfants absents ou travaillant au loin non plus. Les petits enfants indifférents ou absorbés par leurs études, au au chômage non plus.
    Pourquoi ne pas leur donner la parole? La vieillesse est un trésor encore vivant si elle peut transmettre ce qu’elle sait. Donner des pistes de changement Au Japon, on appelle ces Anciens des « Trésors Vivants ».

    C’est une vision sociétale de la vie et de sa fin qu’il faudrait reprendre toute entière, pour que nous puissions (selon le titre du beau livre de Marie Hennezel) « Mourir dans la tendresse ». J’ai accompagné mon père et ma mère (93 ans) jusqu’à leur fin, dans la détresse et l’épuisement, et j’ai observé un manque de moyens flagrant, des prix inacceptables (en Bretagne nord dans une EHPAD, plus de 3000 euros en1990, sans les suppléments), des locaux souvent mal équipés techniquement, un personnels parfois dévoué, parfois submergé, et souvent mal formé, et mal payé.

    Il est faux d’écrire qu’il existe des maisons de retraite pour tous les budgets et que c’est moins cher en dehors de Paris. Faux encore de croire que des enfants et petits enfants vont se déplacer pour visiter leurs anciens s’il est placé a des kilomètres.

    Le discours public général est très culpabilisant car l’expression de la souffrance est interdite aux uns comme aux autres, familles, accompagnants, et Anciens.
    Ce que nous voulons c’est une prise de conscience générale que la vie est plus belle quand elle est HUMAINE.
    Lequel de nos Politique relayera ce message, et s’appliquera a faire face a cette réalité : nous vieillissons tous, et nous ne voulons pas finir avec un ROBOT (c’est ce qui se prépare au Japon), pour nous tenir compagnie et nous soigner?

    Il existe des personnes remarquables qui ont réfléchi à la manière dont pouvait s’exprimer cette « humanité » dans le contact quotidien des personnes agées ou en fin de vie (toucher doucement, ne pas imposer les soins, , parler, écouter, prendre soin avec sollicitude et efficacité, échanger… ) tout cela a un coüt et s’apprends dès l’enfance. C’est irremplaçable
    MLP une « Indignée ».

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