Vous recherchez un EHPAD pour votre proche à la rentrée 2026 ? Les critères qui permettent de comparer les établissements évoluent, notamment face aux nouvelles attentes des familles et aux difficultés rencontrées dans le secteur du grand âge. Le prix et la proximité restent importants, mais ils ne suffisent plus toujours pour faire un choix éclairé. Comment savoir quels éléments examiner avant de retenir un établissement ? Cette année, certains critères prennent davantage de poids dans la décision des familles. Découvrez les 5 points à vérifier en 2026 et comment les évaluer concrètement avant de choisir un EHPAD[1].
1. Les résultats Qualiscope : un outil à consulter avant la visite
C’est le grand changement culturel. Depuis son lancement par la Haute Autorité de Santé, la plateforme Qualiscope publie les résultats d’évaluation de près de 18 000 établissements et services médico-sociaux, présentés en notes de A à D. Le référentiel repose sur 157 critères, dont 18 critères impératifs liés à la sécurité et aux droits fondamentaux. Les résultats globaux du secteur sont plutôt rassurants (environ un tiers de A, plus de 40 % de B), mais les écarts entre établissements voisins sont parfois marquants.
Comment l’évaluer : consultez la fiche de chaque établissement présélectionné, vérifiez la note globale et surtout les critères impératifs non satisfaits. Demandez au directeur, en visite, ce qui a été corrigé depuis la dernière évaluation : la réponse en dit long sur la culture qualité de la maison.

2. Les effectifs et le turnover : la question que tout le monde ose enfin poser
Les familles ont compris que la qualité du quotidien dépend moins du hall d’accueil que du nombre de soignants présents à 7 heures du matin. Nouveauté importante en 2026 : de nouveaux indicateurs concernant notamment l’encadrement, l’absentéisme et la rotation du personnel doivent désormais être rendus publics. Pour les familles, ces données apportent un éclairage complémentaire sur l’organisation et la stabilité des équipes, au-delà de la seule impression laissée lors d’une visite.
Comment l’évaluer : demandez le ratio de personnel par résident (global et soignant), la part de CDI et d’intérim, l’ancienneté moyenne des équipes. Observez en visite si les professionnels connaissent les prénoms des résidents. Croisez avec les indicateurs publiés en ligne quand ils sont disponibles pour l’établissement.
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3. L’adaptation à la chaleur : le critère né des étés extrêmes
Après des vagues de chaleur devenues structurelles, dont celles de l’été 2026, la capacité d’un établissement à protéger ses résidents est passée du détail technique au critère de choix.
La réglementation impose un plan bleu (dispositif de gestion de crise renforcé par l’arrêté du 12 février 2024, applicable depuis 2025, validé par l’ARS et révisé chaque année) et au moins une pièce rafraîchie commune, maintenue autour de 25 à 26 degrés, accessible plusieurs heures par jour à chaque résident.
Comment l’évaluer : demandez si les chambres sont rafraîchies ou seulement les espaces communs, comment sont organisés l’hydratation et le suivi des résidents fragiles en période d’alerte, et si des travaux d’isolation ou de climatisation sont programmés. Une visite en fin d’après-midi un jour chaud vaut tous les discours.

4. L’offre d’unités spécialisées : anticiper l’évolution de la maladie
Avec la progression des troubles cognitifs, les familles ne choisissent plus seulement pour l’état de santé actuel du parent, mais pour son évolution probable.
Les établissements disposant d’une unité protégée Alzheimer[2], d’un PASA (pôle d’activités et de soins adaptés) ou d’une unité d’hébergement renforcée évitent un déménagement traumatisant quand les troubles s’aggravent. Ces places restent rares et expliquent des choix d’établissement parfois plus éloignés du domicile.
Comment l’évaluer : vérifiez sur notre annuaire les unités disponibles en EHPAD, demandez les conditions d’admission en unité protégée (et son éventuel surcoût), la présence de professionnels formés (assistants de soins en gérontologie[3], psychomotricien) et la politique de l’établissement en cas d’aggravation : garde-t-on le résident ou oriente-t-on ailleurs ?
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5. Le reste à charge réel et l’habilitation ASH : l’arbitrage budgétaire assumé
Le prix affiché reste évidemment un critère déterminant. Mais pour comparer deux EHPAD, il est plus pertinent d’estimer le reste à charge réellement supporté par le résident après prise en compte des aides auxquelles il peut prétendre. Le tarif dépendance[4], l’aide au logement, l’APA en établissement et, selon la situation, l’ASH peuvent modifier sensiblement le montant restant à payer.
Comment l’évaluer : demandez le détail des tarifs et des prestations facturées en supplément. Vérifiez l’habilitation éventuelle à l’aide sociale et faites une simulation du budget mensuel. Pour un choix durable, raisonnez également sur plusieurs années plutôt que sur le seul coût du premier mois.
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Questions fréquentes
Où consulter gratuitement la qualité d’un EHPAD ?
Sur Qualiscope, la plateforme de la Haute Autorité de Santé, qui publie les évaluations de la quasi-totalité des établissements, et sur le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr pour les tarifs et les caractéristiques (unités spécialisées, habilitation ASH).
Un EHPAD doit-il obligatoirement être climatisé ?
La réglementation impose au minimum une pièce rafraîchie commune (autour de 25 à 26 degrés) accessible aux résidents, et un plan bleu opérationnel. La climatisation des chambres n’est pas obligatoire, mais devient un critère différenciant fort.
Comment connaître le taux d’encadrement d’un établissement ?
Demandez-le directement au directeur (ratio personnel par résident, part de soignants, recours à l’intérim) et vérifiez les indicateurs publiés progressivement depuis août 2026 (encadrement, absentéisme, rotation du personnel).
Ces nouveaux critères font-ils passer le prix au second plan ?
Non, le budget reste central : l’enjeu est plutôt de raisonner en reste à charge net après aides (APA, aide au logement, réduction d’impôt[5] de 25 %) et en soutenabilité sur plusieurs années, l’habilitation ASH servant de filet de sécurité.
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[1] EHPAD
Les EHPAD sont des établissements médicalisés qui accueillent des personnes âgées qui ont besoin de soins médicaux réguliers et d’une aide dans leur vie quotidienne.
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[2] Alzheimer
La maladie d’Alzheimer est une maladie qui affecte le cerveau, entraînant des pertes de mémoire et des difficultés à penser clairement, rendant progressivement les tâches quotidiennes plus difficiles.
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[3] Gérontologie
La gérontologie est l’étude du vieillissement et des défis liés à la vie des personnes âgées.
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[4] Dépendance
La dépendance de la personne âgée désigne le besoin d’aide pour réaliser les tâches de la vie quotidienne en raison de problèmes physiques ou mentaux.
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[5] Impôt
L’impôt est une somme d’argent que les citoyens et les entreprises paient régulièrement au gouvernement. Cet argent est utilisé pour financer des services publics comme les écoles, les routes, et…
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