Soutenir les aidants familiaux

Plus de 4 millions de personnes accompagnent un proche âgé dépendant. L’investissement quotidien des aidants familiaux, s’il est souvent nécessaire au maintien à domicile de l’aîné, peut toutefois porter atteinte à leur vie sociale et à leur santé. Il est important de connaître les droits, solutions de répit et possibilités de soutien.

Soutenir les aidants familiaux

Le risque de détresse morale et physique des aidants familiaux

Le rôle des aidants familiaux dans le maintien à domicile d’un aîné dépendant est indéniable : aide dans les tâches ménagères, soins médicaux, assistance dans la toilette et les déplacements, soutien psychologique sont autant de missions dont sont investis ces proches.

Quotidiennement sollicités, les aidants sont exposés à différents risques :

  • la fatigue physique, due à une surcharge de travail et à un surinvestissement (volonté d’assumer seul ou difficulté à trouver des solutions adaptées)
  • la dégradation de leurs relations sociales : les liens avec autrui se réduisent, les relations avec la personne aidée peuvent aussi pâtir d’une sursollicitation de l’aidant ou d’un sentiment de culpabilité de l’aidé ;
  • la fragilisation psychologique : l’image de soi de l’aidant familial se détériore, il culpabilise de sacrifier sa vie intérieure et ses autres rôles.

Les aidants familiaux ne pensent pas toujours à consacrer du temps à leurs propres besoins ou à demander un soutien pour eux-mêmes en tant qu’accompagnants. La loi reconnaît aujourd’hui le statut de proche aidant et à ce titre,  les aidants familiaux peuvent bénéficier d’un soutien et d’aides financières.

Les droits et aides à la disposition des aidants

L’aidant familial qui exerce encore une activité professionnelle salariée peut prendre un congé sans solde pour venir en aide à un proche en fin de vie ou en perte d’autonomie. Il existe plusieurs sortes de congés, en fonction de la situation :

  • le congé de proche aidant : il permet au salarié du secteur privé (bénéficiant d’une ancienneté d’au moins 2 ans) d’accompagner une personne en perte d’autonomie importante, pendant une période de 3 mois (renouvelable jusqu’à un an sur l’ensemble de la carrière). Il peut être transformé en période d’activité à temps partiel. L’aidant familial retrouve son travail ou un poste équivalent à son retour dans l’entreprise.
  • La disponibilité et le temps partiel : les fonctionnaires ont le droit d’interrompre leur travail (disponibilité) ou d’exercer en temps partiel pour s’occuper d’un proche, conjoint ou parent, souffrant d’une maladie ou d’un handicap. Durée : 3 ans (possibilité de renouvellement).
  • Le congé de solidarité familiale : il permet au salarié du privé et aux fonctionnaires d’accompagner un proche en fin de vie. Durée : 3 mois (renouvelable une fois). Peut être transformé en temps partiel. L’aidant familial peut alors bénéficier d’une allocation d’accompagnement d’une personne en fin de vie pour une durée de 21 jours.

Lorsque l’aidant familial (sauf le conjoint) assiste une personne âgée dépendante bénéficiaire de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), il peut être rémunéré pour son intervention au domicile de l’aîné dans le cadre du plan d’aide défini par l’équipe médico-sociale du département.

Du répit pour les aidants

Pour préserver leur santé, les aidants familiaux doivent savoir se ménager des moments de répit. Plusieurs solutions existent pour décharger les aidants dans la journée ou plusieurs jours, pour des vacances :

  • L’aide à domicile : il est possible de faire appel aux services d’aide à la personne pour une prise en charge des tâches quotidienne au domicile de la personne dépendante (ménage, courses, préparation des repas, garde de jour…) ;
  • L’accueil de jour : la personne aidée peut être prise en charge un à plusieurs jours dans une structure où sont organisées des activités adaptées à ses besoins et des ateliers pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ;
  • L’hébergement temporaire : pour une période plus longue de quelques semaines, la personne aidée pourra effectuer un séjour temporaire dans un établissement d’accueil pour les personnes âgées dépendantes et bénéficier d’une prise en charge globale.

L’aide à domicile et les solutions de répit peuvent être incluses dans le plan d’aide, si la personne âgée bénéficie de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Les caisses de retraite prévoient également une aide au maintien à domicile couvrant partiellement les frais engendrés par ces solutions, pour les aînés non éligibles à l’APA.

Depuis la loi d’adaptation de la société au vieillissement, les aidants ont droit à une aide au répit de 500 €.

Évaluer la charge de travail d’un aidant

Les associations de soutien

Pour en savoir plus sur leurs droits ou pour partager leurs expériences, les aidants familiaux peuvent se tourner vers :

  • Des associations pour les aidants – France Alzheimer, France Parkinson, l’association françaises des aidants, générations mouvement : elles organisent notamment des formations gratuites ou des rencontres entre aidants familiaux ;
  • Le point d’information local proche du domicile de leur proche : pour avoir des renseignements sur les services et établissements du secteur ;
  • Une plateforme d’accompagnement et de répit (adossée à un accueil de jour) : ces structures offrent un soutien psychologique et permettent de recevoir des informations et conseils sur les solutions existantes pour le couple aidant/aidé.

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