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Le célèbre antidouleur Ibuprofen (commercialisé sous des noms divers : Advil, Nurofen, etc.) pourrait prévenir la maladie d’Alzheimer, affirme un fameux neuroscientifique canadien. D’après le chercheur, une prise quotidienne peut aider à réduire les risques de développer cette démence que nous craignons tous pour nos vieux jours. Cette découverte ne fait pas l’unanimité, mais offre une nouvelle lueur d’espoir.

Prévention d’Alzheimer : l’Ibuprofen, un remède miracle ?

À la recherche d’un traitement efficace de la maladie d’Alzheimer ou du moins d’un véritable moyen de prévention de la principale pathologie dégénérative, les scientifiques explorent toutes les pistes possibles.

Un célèbre neuroscientifique canadien, Dr Patrick McGeer, soutient qu’après l’âge de 55 ans, la prise quotidienne d’une dose d’Ibuprofen, pourrait prévenir la survenue de la maladie d’Alzheimer. La raison : le fameux anti-inflammatoire commercialisé notamment sous les noms d’Advil ou Nurofen aurait un effet protecteur contre des inflammations survenant dans le cerveau et associées à la maladie d’Alzheimer.

Les conclusions du Dr McGeer – publiées dans le Journal of Alzheimer’s disease – s’appuient sur une recherche de l’équipe canadienne auprès de 500 personnes ayant une prédisposition à la maladie d’Alzheimer.

Les scientifiques ont examiné les sujets suivis depuis 2016, à l’aide d’un test salivaire, lui-même décrit comme révolutionnaire par le neuroscientifique le plus cité du domaine de la recherche sur la maladie d’Alzheimer. Ce test mesure le niveau de protéine bêta-amyloïde (Abeta 42), considérée comme l’un des marqueurs de la maladie d’Alzheimer.

Allant jusqu’à qualifier sa découverte d’événement capable de « changer la donne » dans le domaine de la recherche sur la démence, le scientifique affirme qu’elle pourrait même permettre de faire disparaître la maladie d’Alzheimer.

« Nous disposons maintenant d’un test simple pouvant nous indiquer si une personne risque de développer la maladie d’Alzheimer longtemps avant qu’elle commence à se développer », affirme le Dr McGeer, cité par la presse anglophone. Et d’ajouter : « Les gens ont une solution simple pour prévenir la maladie d’Alzheimer, ne nécessitant ni ordonnance ni consultation chez le médecin. La bonne nouvelle c’est que si cette solution est appliquée dans le monde entier la maladie d’Alzheimer pourrait disparaître. »

À ce stade, l’équipe canadienne tente de déterminer la dose d’Ibuprofen recommandée pour prévenir la maladie d’Alzheimer.

Faut-il croire à l’efficacité de l’Ibuprofen contre la maladie d’Alzheimer ?

Face à toutes les annonces de découvertes prometteuses liées au traitement ou la prévention de la maladie d’Alzheimer, la question qui se pose reste de savoir si d’autres études appuient cette annonce tonitruante. En outre, l’Ibuprofen ne risque-t-il pas d’avoir d’autres effets nettement moins désirables sur la santé ?

L’Alzheimer’s Society britannique, notamment, fait part de ses doutes sur l’efficacité du fameux antidouleur pour prévenir la maladie d’Alzheimer. Malgré les études suggérant que les anti-inflammatoires en vente libre pourraient réduire les risques de développer une démence, le Dr Doug Brown de l’Alzheimer Society soutient que les tests cliniques effectués jusqu’à ce jour sur ces médicaments se sont tous avérés décevants.

La suggestion du Dr McGeer serait donc encore prématurée.

En outre, une prise quotidienne d’Ibuprofen sur le long terme est également associée à d’autres risques pour la santé, notamment celui de développer un ulcère de l’estomac, voire une hémorragie intestinale. Pour une personne âgée, la prise d’Ibuprofen sans consulter le médecin traitant peut également entraîner une interaction dangereuse entre plusieurs médicaments.

Bref, même la découverte du Dr McGeer ne saurait diminuer le rôle clé du médecin traitant dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer.

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Yaël A.,Rédactrice chez Cap Retraite

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