Au-delà de la rééducation physique, une activité physique intensive devrait s’inscrire dans les programmes de prise en charge de la maladie de Parkinson, d’après un neurologue de la Clinique Mayo. Des exercices vigoureux seraient en effet susceptibles de ralentir la progression de cette neurodégénérescence.

Quels sont les bienfaits de l’activité physique contre Parkinson ?

Il est bien connu aujourd’hui que l’activité physique est la clé du bien vieillir : le sport est bon pour le cœur, la masse osseuse, le dos, etc. Des scientifiques américains soulignent un autre avantage du sport : des exercices vigoureux pourraient permettre de ralentir la progression de la maladie de Parkinson.

Dr Éric Alskog, un neurologue de la Clinique Mayo de Rochester, suggère, dans un éditorial paru fin janvier dans le journal JAMA Neurology, de modifier les standards de prise en charge de la maladie de Parkinson. Les thérapies physiques devraient, selon lui, incorporer des exercices d’aérobie et encourager la pratique du fitness pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Les États-Unis, comme la France au demeurant, sont de plus en plus sédentaires et la pratique d’activités physiques intensives représente un véritable défi pour les patients parkinsoniens. Pourtant, l’enjeu est de taille et pourrait être relevé dans le cadre de la prise en charge déjà existante par l’ergothérapeute ou le kinésithérapeute. « Le kinésithérapeute pourrait identifier le type d’exercices susceptibles de plaire au patient, élaborer un programme et jouer le rôle de coach de fitness », affirme le neurologue.

Des exercices vigoureux quatre fois par semaine

    Pour ralentir la progression de la maladie de Parkinson, il ne s’agit pas seulement de procéder à des étirements et des exercices d’équilibre, aussi bénéfiques soient-ils pour soulager les symptômes de la maladie de Parkinson :

  • rigidité musculaire,
  • lenteur des mouvements,
  • troubles de la posture ou de l’équilibre…

Le scientifique recommande en effet des « exercices vigoureux, qui donnent chaud, font transpirer et fatiguent », pour s’en tenir à sa définition. Ces derniers pourraient même prévenir la démence, redoutée à un stade avancé de la maladie de Parkinson.

    Cette activité physique comprend notamment :

  • des exercices d’aérobie,
  • la marche rapide,
  • l’utilisation d’une machine elliptique…
    Dr Ahlskog donne les recommandations suivantes pour permettre aux malades de Parkinson de profiter des effets bénéfiques de l’activité physique intensive :

  • prendre conseil auprès du médecin traitant avant de commencer,
  • démarrer lentement et progresser petit à petit : 15 minutes, puis 30, etc.
  • se fixer un but : quatre séances de 45 min à une heure chaque semaine,
  • pratiquer une activité adaptée à ses goûts,
  • faire un effort pour légèrement se surpasser.

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Elsa Blanc,Rédactrice chez Cap Retraite

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