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    Trouver une maison de retraite

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    Une personne atteinte de la maladie de Parkinson risque de devoir intégrer un Ehpad en urgence lorsque son état se dégrade. Il est important d’identifier au plus tôt que le maintien à domicile de votre proche a atteint ses limites. Vous pourrez ainsi envisager plus sereinement l’entrée en maison de retraite et optimiser la transition pour la personne âgée.

    Comment savoir si un malade de Parkinson doit intégrer un Ehpad en urgence ?

    Accompagner une personne atteinte de la maladie de Parkinson au fil de l’évolution de sa pathologie est gratifiant, mais délicat. Vous éprouvez, certes, une  satisfaction à  aider votre parent à rester vivre chez lui, dans son environnement naturel et entouré des êtres aimés. 

    Mais, avec la progression de la maladie de Parkinson, son quotidien et le vôtre vont devenir plus difficiles. C’est d’autant plus vrai s’il réside seul chez lui et ne peut compter sur une assistance régulière. 

    Dans un cas comme dans l’autre, certains signes peuvent indiquer que le malade de Parkinson devra bientôt intégrer un Ehpad en urgence, pour sa sécurité et son bien-être.

    1. Des chutes fréquentes 

    Votre proche a-t-il déjà fait plusieurs chutes ? Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont davantage de risques de tomber, en raison de symptômes tels que :

    • les problèmes d’équilibre, 
    • la raideur des muscles,
    • les épisodes soudains d’akinésie (incapacité à amorcer certains mouvements).

    Les chutes sont rarement sans conséquence. Elles peuvent entraîner des fractures du col du fémur ou autre et une grave perte d’autonomie. Un passage par les urgences et une hospitalisation plus ou moins longue sont traumatisants. Ces accidents sont souvent un motif d’entrée en maison de retraite médicalisée. 

    Lorsqu’une personne souffre de Parkinson, il est capital d’anticiper le moment où le risque de rester seul à domicile devient trop important. Intégrer un Ehpad en urgence avant que survienne un accident permet de maintenir une autonomie nécessaire au bien-être du patient.

    Personne agée atteinte de la maladie de Parkinson par terre après une chute à cause d'un étourdissement

    2. Des risques liés aux médicaments

    Votre parent prend-il ses médicaments chaque jour et au bon moment ? Le traitement médicamenteux de la maladie de Parkinson doit être pris régulièrement et à des heures spécifiques, pour soulager efficacement les troubles moteurs.

    Lorsqu’une personne âgée oublie de prendre ses médicaments ou au contraire les prend plus souvent que nécessaire, les risques d’aggravation des symptômes augmentent. Ces oublis peuvent aussi témoigner d’une confusion menaçant le maintien à domicile et sa sécurité.

    L’éducation thérapeutique des patients Parkinson est au cœur de la réussite de leur traitement. Si votre proche intègre un Ehpad, elle pourra être confiée au personnel soignant, qui veillera à la bonne gestion de son parcours de soins.

    3. Une perte de poids importante

    Avez-vous l’impression que votre parent a trop maigri ? Une bonne nutrition est importante pour la santé générale et pour la gestion des symptômes de la maladie de Parkinson. En outre, l’heure des repas doit être régulière, car elle a un impact sur la prise des traitements parkinsoniens et sur leur efficacité. Par exemple, les repas riches en protéines peuvent interférer avec les médicaments à base de lévodopa. 

    L’accueil en résidence médicalisée permet de garantir la régularité des repas et leur adéquation avec le traitement. L’équipe soignante veillera ainsi à administrer les médicaments de votre proche en fonction des horaires des repas. Ces derniers seront par ailleurs pensés pour éviter les interactions avec son traitement.

    4. Une hygiène dégradée ou difficile à maintenir

    Votre parent semble plus négligé ? Il a des difficultés à faire sa toilette ou à s’habiller seul ? Ces signes de perte d’autonomie sont parfois une alerte et témoignent d’un maintien à domicile de moins en moins adapté. 

    L’hygiène est importante pour le bien-être et la santé de la personne âgée. L’impossibilité d’y pourvoir justifie souvent l’intégration d’un Ehpad en urgence. 

    Si votre proche vit seul à domicile, vous remarquerez peut-être différents signaux d’alerte indiquant un déclin cognitif ou des difficultés physiques croissantes. 

    5. Du courrier qui s’accumule

    Votre parent accumule-t-il du courrier sans l’ouvrir ? Les lettres oubliées et les factures impayées sont souvent un indicateur de troubles cognitifs croissants chez les personnes atteintes de maladies neurodégénératives.

    6. Un isolement social

    Avez-vous constaté que votre proche rencontre de moins en moins de gens ? Pouvez-vous lui rendre visite aussi souvent que vous le souhaitez ? L’isolement, causé par une perte de l’envie et de la capacité de sortir, est délétère pour le patient Parkinson. 

    Même si votre parent se débrouille encore bien chez lui, le fait de n’avoir personne pour lui tenir compagnie ou vérifier si tout va bien peut justifier une installation en maison de retraite.

    7. Une cuisine désorganisée

    La cuisine de votre proche est-elle propre ? Laisse-t-il beaucoup de nourriture s’abîmer au réfrigérateur ? Rachète-t-il plusieurs fois les mêmes articles ? Ces « petits » détails signalent souvent les limites du maintien à domicile. 

    8. Une maison mal entretenue

    La poussière et la crasse s’accumulent-elles dans la salle de bain ou dans les autres pièces de son logement ? Si votre parent ne parvient plus ou ne souhaite plus entretenir son domicile, vous pouvez certes recourir à une aide-ménagère. 

    Mais, il y a là aussi des signes qui indiquent une perte d’autonomie croissante. Associés aux autres constats que vous avez pu faire, ils ne doivent pas être ignorés. Une aide à domicile ne suffit pas toujours, surtout si la négligence entraîne des dangers comme des objets qui traînent et peuvent causer des chutes.

    9. Un animal domestique ou des plantes négligés

    Votre proche ne s’occupe-t-il plus de son animal de compagnie comme avant ? A-t-il tendance à négliger ses plantes, alors qu’il veillait toujours à bien les arroser ? Encore des signes que son état s’est dégradé. 

    10. La fatigue de l’aidant 

    Et vous ? Pouvez-vous continuer à prendre soin au quotidien de l’être aimé atteint de la maladie de Parkinson ? Le conjoint de votre parent présente-t-il des signes d’épuisement ? 

    Même si la personne âgée semble profiter du maintien à domicile et être heureuse chez elle, grâce à votre aide ou à celle de son conjoint, la situation n’est pas toujours idéale. La relation patient/aidant peut se dégrader lorsqu’elle devient un fardeau pour l’une des parties. L’épuisement de l’aidant incite de nombreuses familles à envisager une autre solution. Nous vous recommandons de ne pas attendre d’arriver au bout de vos forces pour penser à chercher une place en maison de retraite. Mieux vaut anticiper l’entrée en Ehpad de votre proche atteint de Parkinson.

    Comment trouver une résidence en urgence pour un malade de Parkinson ?

    Voici quelques conseils lorsque l’entrée en Ehpad de votre proche atteint de Parkinson s’impose en urgence. 

    Conseil no 1 : confirmer la décision d’intégrer une maison de retraite

    Si vous avez constaté plusieurs des signes avant-coureurs mentionnés plus haut, l’entrée en maison de retraite semble nécessaire le plus tôt possible. Consultez le médecin traitant ou le neurologue de votre parent pour lui demander son avis sur la question. 

    Si votre parent est hospitalisé, vous pouvez également vous adresser au chef de service ou à l’assistante sociale du centre hospitalier. 

    Il est souvent judicieux de réunir les autres aidants ou membres de la famille, et d’écouter leur avis sur la question. S’ils sont réticents, exposez-leur les faits et appuyez-vous sur l’opinion du médecin ou des professionnels de santé qui vous entourent. 

    Conseil no 2 : établissez un budget

    L’accueil en maison de retraite à un coût. Si vos proches et vous n’avez pas parlé finance en amont, établir un budget peut s’avérer difficile. Cette tâche est néanmoins indispensable pour connaître vos ressources. Si votre budget est serré, il existe des aides financières pour alléger la facture : 

    • allocation logement,
    • allocation personnalisée d’autonomie (APA),
    • aide sociale à l’hébergement (ASH) : elle fait intervenir les obligés alimentaires – d’où l’importance de déterminer combien chaque membre de la famille peut mettre pour payer l’accueil en Ehpad. 

    Trouver une place en urgence n’est pas toujours évident. Il serait dommage d’en laisser passer une dans une bonne maison de retraite en raison d’un budget mal établi. 

    En urgence, il existe des recours pour accélérer l’intégration d’une maison de retraite. Nos conseillers vous aident gratuitement à trouver une structure dans des délais très courts, même sous 24 h. 

    Outre la recherche, ils vous renseigneront sur les aides existantes pour payer l’hébergement dans l’établissement.

    Conseil no 3 : fixez vos priorités 

    Déterminez les critères de recherche de la future structure qui accueillera votre parent. Vous souhaitez autant que possible respecter son style de vie et répondre à ses attentes. Souhaite-t-il emménager avec son animal domestique ? Tient-il à continuer à fréquenter son église ? 

    Conseil no 4 : faites-vous aider par un service de conseil 

    Trouver seul un Ehpad en urgence pour une personne atteinte de la maladie de Parkinson n’est pas une tâche aisée. Toutes les maisons de retraite ne proposent pas la même prise en charge. 

    Certains Ehpad mettent l’accent sur la formation du personnel à la maladie de Parkinson. Ces formations peuvent notamment être dispensées par le centre expert Parkinson de la région.

    D’autres disposent d’une unité de vie protégée Alzheimer susceptible de faciliter la prise en charge du résident, même si elle n’est pas spécialisée Parkinson. 

    D’après l’association France Parkinson, il n’existe que très peu d’Ehpad disposant d’une unité Parkinson : Ydes (15) et Saint-Agnan (17) sont pour l’instant les seuls. 

    Les conseillers Cap Retraite peuvent vous aider à localiser un Ehpad ayant de l’expérience dans l’accueil de résidents atteints de la maladie de Parkinson. 

    Conseil no 5 : visitez l’établissement en personne

    Une fois que votre conseiller dédié vous a aidé à trouver quelques résidences correspondant à vos critères, il vous fixera des rendez-vous pour visiter les structures.

    Même si l’entrée en Ehpad doit se faire en urgence, ne sautez pas cette étape ! Visiter une maison de retraite est la meilleure façon de savoir si elle convient à l’être aimé. 

    Conseil no 6 : dressez une liste de questions à poser

    Avant la visite de la résidence, préparez une liste de questions. Vous souhaiterez notamment vérifier :

    • Comment la maladie de Parkinson est-elle prise en charge dans la structure ?
    • Quels sont les professionnels de l’équipe soignante ?
    • Comment les repas sont-ils adaptés aux résidents Parkinson ?
    • Comment les soins sont-ils adaptés à chacun des patients ? 
    • Quelles sont les activités à visée thérapeutique ? 
    • L’équipe ou le psychologue de l’Ehpad fournissent-ils un soutien aux aidants ? 

    Conseil no 7 : examinez le contrat de séjour

    Enfin, nous vous conseillons de vérifier le contrat de séjour en Ehpad et les 7 clauses à prendre en compte avant de signer ! 

    Ce document protège les droits des résidents et est le garant d’un accueil dans les meilleures conditions. 

    Après ces sept étapes, il ne vous reste plus qu’à préparer l’entrée de l’être cher dans son nouveau lieu de vie !

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    Yaël A.,Rédactrice chez Cap Retraite

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