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    Les accidents vasculaires cérébraux sont l’une des principales causes de mortalité et de handicap. Que faire en cas d’AVC si on est seul ? Comment savoir qu’on est victime d’un de ces accidents dont seul un tiers des patients se remet sans séquelles ? Cap Retraite vous conseille sur les moyens d’intervention et de prévention pour ne pas passer à côté d’une urgence vitale.

    Comment agir en cas d’AVC si on est seul ?

    Face aux symptômes d’un AVC (accident vasculaire cérébral), il est important d’agir VITE et d’appeler une ambulance, en composant le 15.

    Mais pour alerter les secours en cas d’AVC quand on est seul, encore faut-il pouvoir reconnaître les signes soi-même ! 

    Les symptômes de l’AVC 

    Les symptômes d’un AVC peuvent se manifester comme suit : 

    • Visage : paralysie ou faiblesse du nerf facial – Elle se voit à une déformation de la bouche, avec la lèvre engourdie s’affaissant d’un seul côté – Si vous êtes seul, essayez de sourire devant un miroir ou devant la caméra de votre téléphone, en mode selfie. Si votre sourire n’est pas symétrique, appelez le 15 ; 
    • Inertie ou incapacité d’un membre : engourdissement ou faiblesse d’un bras ou d’une jambe, fourmillement d’une main, plus particulièrement d’un seul côté du corps – Essayez de lever les deux bras au-dessus de la tête en même temps, de préférence en fermant les yeux. Si un bras commence à tomber, cela peut être un signe d’alerte ; 
    • Trouble de la parole : vous pouvez avoir du mal à parler ou à comprendre ce que dit l’animateur à la radio. Si vous avez du mal à en juger, enregistrez un message vocal sur votre téléphone et écoutez-le ;
    • Confusion : vous ne savez plus la date ou l’endroit où vous vous trouvez ;
    • Trouble de la vision d’un œil ou des deux yeux : votre vision est soudain floue ou bien vous avez l’impression de voir noir ou en double ;
    • Mal de tête intense : un mal de tête soudain et sévère, parfois accompagné de nausée, vomissement et d’un trouble de la conscience est également un éventuel signe d’AVC ; 
    • Difficulté à marcher : vous pouvez éprouver des difficultés à marcher, des vertiges soudains, une perte d’équilibre et de la coordination. 
    Affiche de la campagne Bayer pour sensibiliser aux AVC et à la façon de réagir VITE
    Campagne Bayer contre les AVC

    Les signes d’alerte d’un AVC à ne pas négliger

    L’acronyme V.I.T.E permet à la fois de retenir les signes d’alarme et de se souvenir que le facteur temps est important : 

    • Visage paralysé,
    • Inertie d’un membre,
    • Trouble de la parole 
    • En urgence, appelez le 15 ! 

    Un seul des trois premiers signes est suffisant pour suspecter un AVC et vous devez réagir rapidement.

    Appelez immédiatement le 15 ou le 112 (numéro d’urgence européen), d’un téléphone fixe ou mobile. Vous pouvez aussi appeler le 114, un numéro d’urgence pour les personnes ayant des difficultés à parler ou entendre. 

    En attendant l’ambulance

    En attendant les secours, il est recommandé de s’allonger avec un oreiller sous la tête. 

    Point important : notez à quelle heure les premiers signes de l’AVC sont survenus. Si vous les avez remarqués en vous réveillant, notez l’heure à laquelle vous êtes allé vous coucher sans symptômes.

    Les ambulanciers et les infirmiers aux urgences vous poseront la question. Elle n’est pas anodine. En effet, en cas d’AVC ischémique (dû à un caillot de sang), le traitement avec des médicaments thrombolytiques n’est possible que dans une fenêtre de trois à quatre heures et demie. Pour un AVC hémorragique, l’hémorragie doit être arrêtée le plus vite possible.

    C’est pourquoi on insiste autant sur la nécessité de réagir vite. En cas de soupçon d’AVC, il est tout à fait déconseillé d’attendre de voir si les symptômes passent ou si d’autres signes s’ajoutent ! 

    Que faire en cas d’accident ischémique transitoire ? 

    L’accident ischémique transitoire (AIT) est une sorte de mini-AVC qui passe au bout d’environ 15 minutes (jusqu’à une heure en général). Les signes d’alerte sont sensiblement les mêmes : visage déformé, membre engourdi ou troubles de la parole. 

    L’AIT se distingue de l’AVC par son caractère temporaire. Mais cela ne signifie pas que vous devez l’ignorer et continuer comme si de rien n’était. Ce phénomène indique que quelque chose gêne la circulation sanguine dans une artère du cerveau (caillot sanguin ou plaque lipidique d’athérosclérose).

    Il s’agit là aussi d’une urgence ! Le risque de faire un AVC dans les jours suivants est élevé :

    • 2,5 à 5 % des cas dans les 48 h,
    • 5 à 10 % dans le mois. 

    Un bilan à l’hôpital s’impose. On y réalisera souvent une tomodensitométrie (scanner) pour voir s’il y a des lésions dans le cerveau et écarter le diagnostic d’AVC (infarctus cérébral). 

    Un traitement par aspirine est généralement prescrit pour prévenir la survenue d’un AVC (sauf contradiction). 

    Schéma des différents symptômes d'un AVC

    Quelles sont les conséquences de l’isolement sur la prise en charge d’un AVC ?

    Si la plupart des seniors aspirent à vivre indépendants chez eux, l’isolement peut être fatal pour une personne victime d’un AVC.  

    Pourquoi les AVC ont-ils « diminué » pendant la pandémie de Covid-19 ?

    Pendant la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, le nombre d’admissions aux urgences pour un AVC a chuté de près de 30 % (Santé publique France, mai 2021). Au plus fort de la première vague et du confinement, les admissions dans les hôpitaux parisiens pour AVC ont même été divisées par deux ! 

    Cette désertion des hôpitaux pour une maladie représentant la 2e cause de mortalité en France n’était pas due seulement à une crainte de la contamination par le coronavirus. Le fait d’être seul quand les symptômes de l’AVC se déclarent a certainement joué un rôle important

    En effet, la quasi-totalité des appels au 15 sont effectués par des tiers (membres de la famille ou ami). Une étude anglaise indique que seulement 2 % des appels aux services ambulanciers sont effectués par le patient lui-même (Jones, S. P., 2013). La personne touchée a souvent du mal à reconnaître les symptômes ou est dans une situation ne lui permettant pas d’agir seule.

    Appeler le 15 – un réflexe encore insuffisant en cas d’AVC

    D’ailleurs de nombreux Français n’ont « pas la réaction appropriée » face à un accident vasculaire cérébral. Si les deux tiers appellent le 15, un quart se tournent vers les pompiers, un dixième se rendent aux urgences eux-mêmes et 1 % attendent de voir si les symptômes demeurent. 

    Or, le bon réflexe est d’appeler le 15 pour une prise en charge plus rapide et adaptée. En effet, le facteur temps est crucial pour le traitement d’un AVC. Conduire soi-même un proche aux urgences n’est pas la meilleure solution, à moins d’habiter à proximité de l’hôpital. 

    Le médecin régulateur du centre 15 saura orienter le patient vers un hôpital disposant d’une unité neuro-vasculaire (UNV). Il peut également prévenir l’unité spécialisée de l’arrivée imminente du patient et l’équipe l’accueillera immédiatement. Une angiographie cérébrale peut être nécessaire. Le centre 15 sait quel hôpital dispose d’un angiographe et d’un radiologue en mesure de pratiquer l’examen et une éventuelle intervention…

    Un délai de la prise en charge pouvant causer la dépendance

    Des campagnes de sensibilisation aux AVC sont régulièrement lancées aux alentours de la Journée mondiale de l’AVC, fin octobre. Pourtant, de nombreuses personnes continuent à hésiter avant d’appeler le 15. 

    Une étude anglaise montre que si les patients sont seuls lorsque les symptômes se déclarent, ils essaient souvent de les ignorer pendant un certain temps (Jones, S. P., 2012). Lorsqu’ils le peuvent, ils attendent même plusieurs jours avant d’en parler à un proche ou un ami, qui est souvent celui qui alertera les secours. 

    Certains patients ne parlent de leurs symptômes qu’après avoir essayé de faire une activité, comme d’aller faire leurs courses, et découvrent qu’ils en sont incapables. Parfois malheureusement à ce stade, les dégâts neurologiques sont déjà faits.  

    Un délai dans la prise en charge d’un AVC peut avoir des conséquences graves, voire mortelles (lésions cérébrales entraînant la perte d’autonomie).

    Un médecin effectue un examen neurologique en cas de soupçon d'AVC
    Examen neurologique en cas de soupçon d’AVC

    Pourquoi l’accueil en Ehpad peut-il sauver de nombreux seniors des séquelles d’un AVC ?

    En France, quelque 140 000 nouveaux cas d’AVC sont recensés chaque année et 40 000 personnes en décèdent

    60 % des 800 000 personnes ayant survécu à un infarctus cérébral (près d’un demi-million de personnes) ont gardé des séquelles plus ou moins graves.

    L’AVC, un danger pour les personnes âgées seules 

    Les trois quarts des AVC surviennent chez des personnes de 65 ans et plus. 

    C’est dire le risque que représente cette urgence médicale pour une personne âgée, qui peut perdre son autonomie subitement. Si elle est seule lorsque les symptômes se déclarent, l’appel des secours est souvent retardé. 

    En outre, la probabilité d’être pris en charge en unité neuro-vasculaire en cas d’AVC est plus faible chez les personnes vivant seules. Ces dernières ont un risque de décès dans l’année suivant un AVC 7 % plus élevé que les autres (Drees, 2022).

    Des facteurs de risque à surveiller pour prévenir l’AVC et ses séquelles

    Parmi les principaux facteurs de risque de l’AVC, nombreux sont des conditions fréquentes chez les personnes âgées : 

    • Hypertension artérielle,
    • Diabète,
    • Cholestérol élevé,
    • Inactivité physique,
    • Maladies cardio-vasculaires,
    • Antécédents personnels ou familiaux d’AVC,
    • AIT antérieur,
    • Tabagisme,
    • Obésité. 

    Un suivi est donc nécessaire chez les personnes âgées présentant un ou plusieurs des facteurs ci-dessus. L’accueil en maison de retraite permet d’assurer ce suivi, ainsi qu’une surveillance quotidienne. La vigilance du personnel soignant en Ehpad est un gage de sécurité pour les résidents à l’état de santé fragile

    L’équipe de la maison de retraite collabore avec le médecin traitant du résident et peut signaler des changements inquiétants. En outre, les soins et les traitements médicamenteux contre l’hypertension ou le diabète sont mieux suivis en établissement, ce qui permet de stabiliser ces facteurs de risque.

    Vivre entouré par d’autres résidents et un personnel attentif permet d’avoir toujours quelqu’un à ses côtés pour réagir en cas d’apparition de l’un des trois signaux d’alerte

    L’accueil en maison de retraite après un AVC

    Après la survenue d’un AVC, de nombreuses personnes âgées ne peuvent pas rester seules chez elles. Les lésions laissées par l’infarctus cérébral peuvent toucher les fonctions motrices, mais pas seulement. Les principales séquelles d’un AVC sont les suivantes : 

    • Troubles de la parole : aphasie (difficultés à parler et comprendre la parole),
    • Paralysie d’une ou plusieurs parties d’un côté du corps : hémiplégie,
    • Négligence de l’espace environnant d’un côté du corps de la personne (droit ou gauche),
    • Troubles de la sensibilité : fourmillements, insensibilité au toucher…
    • Troubles liés à la pensée, aux capacités d’apprentissage, 
    • Changement de caractère.

    Tous ces phénomènes rendent souvent le maintien à domicile difficile. La prise en charge en Ehpad permet de recevoir une aide pour les activités du quotidien devenues difficiles à réaliser. Elle permet aussi de suivre un programme de rééducation avec un ergothérapeute ou un autre professionnel, dans des conditions environnementales idéales. 

    Les conseillers Cap Retraite peuvent vous aider à trouver un établissement adapté aux besoins de votre proche. N’hésitez pas à les contacter.

    Sources : 

    Drees. 2022. Études et résultats, no 1219. 

    Gabet A. et all. (2021). Recours aux urgences, hospitalisations et mortalité pour AVC et infarctus du myocarde pendant la 1re vague de Covid-19. Santé publique France.

    Jones, S. P., Carter, B., Ford, G. A., Gibson, J. M., Leathley, M. J., McAdam, J. J., … & Watkins, C. L. (2013). The identification of acute stroke: an analysis of emergency calls. International Journal of stroke8(6), 408-412.

    Jones, S. P., Dickinson, H. A., Ford, G. A., Gibson, J. M., Leathley, M. J., McAdam, J. J., … & Watkins, C. L. (2012). Callers’ experiences of making emergency calls at the onset of acute stroke: a qualitative study. Emergency Medicine Journal29(6), 502-505.

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    Yaël A.,Rédactrice chez Cap Retraite

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