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Il arrive parfois un stade de la maladie d’Alzheimer au cours duquel votre proche fait preuve d’irritabilité. Devant ce comportement, vous pouvez éprouver une véritable détresse. Et pour cause, l’agressivité de votre proche est l’un des symptômes les plus difficiles à surmonter, même avec des médicaments. Il existe fort heureusement quelques stratégies permettant de prévenir, ou du moins de faire face plus facilement à ces épisodes difficiles pour toute la famille.

L’agressivité est-elle un symptôme normal de la maladie d’Alzheimer ?

Lorsqu’on évoque la maladie d’Alzheimer, on pense souvent à la perte de mémoire et à la confusion du patient. Malheureusement, les symptômes de la maladie d’Alzheimer ne sont pas limités à ces difficultés cognitives, déjà fortement handicapantes. Il existe également divers symptômes neuropsychiatriques.

L’agressivité fait partie de ces symptômes neuropsychiatriques et constitue un trouble du comportement fréquent chez les sujets présentant une démence. Les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ont tendance à se faire des illusions. Elles peuvent imaginer, par exemple, que leur famille les vole. L’aîné peut aussi être agressif et irritable à l’égard de son conjoint.

Il est important, avant tout, que les aidants familiaux se souviennent qu’ils ne sont absolument pas responsables de l’agressivité liée à la maladie d’Alzheimer et que leur proche ne fait pas « exprès ». Si le conjoint ou l’enfant prend ce trouble du comportement pour une attaque personnelle, il s’expose à une anxiété superflue.

Quelles sont les causes de l’agressivité ?

Les scientifiques ne savent pas exactement pourquoi certaines personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer sont agressives, tandis que d’autres sont épargnées par ce trouble.

Des chercheurs de l’université du Kansas ont démontré que les problèmes d’identification constituaient le principal facteur de prédiction de l’agressivité chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Il semblerait qu’oublier la nature de certaines choses ou leur emplacement provoque des réactions agressives.

D’autres études affirment que les malades d’Alzheimer agissent parfois agressivement à cause des effets indésirables (maux de tête, constipation, nausée…) de certains médicaments prescrits contre l’anxiété. Les patients dans l’incapacité de communiquer expriment ainsi leur inconfort face à ces symptômes en devenant encore plus irritables.

La première chose à faire pour surmonter l’agressivité liée à la maladie d’Alzheimer est d’essayer de déterminer d’où elle vient et ce qu’elle cache. L’agitation et la violence du malade signifient-elles qu’il a faim ou soif ou est effrayé ? Est-ce une réaction à quelque inconfort dans son environnement ? L’agressivité peut aussi intervenir lorsque la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer est frustrée et en colère après elle-même, lorsqu’elle souffre de pertes de mémoire. Les idées délirantes et hallucinations peuvent aussi accroître l’agressivité.

Traiter l’agressivité d’un malade d’Alzheimer avec des médicaments ?

L’utilisation de médicaments pour traiter l’agressivité chez les personnes atteintes de démence présentant des comportements agressifs est loin de faire l’unanimité.

Les médecins ont essayé le recours aux antipsychotiques typiques (Melleril, Haldol, etc.), mais leur efficacité s’est avérée limitée, surtout au regard des effets indésirables, tels que les vomissements et les nausées.

Les antipsychotiques atypiques (Risperdal, par exemple) se sont montrés plus efficaces pour réduire les troubles du comportement, tels que l’agressivité. Mais la FDA américaine n’en autorise pas l’utilisation chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, car ils les exposent à un risque plus élevé de décès et d’AVC. En France, aussi, l’utilisation de cette catégorie de médicaments est réservée à un traitement de courte durée (jusqu’à 6 semaines) de l’agressivité persistance. Elle concerne les personnes à un stade modéré à sévère, non réactives aux méthodes non médicamenteuses et lorsqu’il y a un risque pour le malade ou ses proches.

Les thérapies non médicamenteuses peuvent être utiles pour faire face au symptôme d’agressivité liée à la maladie d’Alzheimer :

  • musicothérapie,
  • zoothérapie,
  • soutien psychologique,
  • art-thérapie

Quelles stratégies adopter pour aider la personne Alzheimer agressive ?

Heureusement, les médicaments ne sont pas la seule réponse à l’agressivité des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Il existe d’autres moyens d’améliorer la situation. Les techniques suivantes ont aidé de nombreuses personnes à faire face à l’agressivité de leur proche.

  • Étiquetez

Mettez des signes et des étiquettes sur les portes des pièces ou sur les objets d’utilisation commune, comme les horloges ou le téléphone, pour rappeler à quoi ils servent. Demandez à vos hôtes de porter une étiquette avec leur nom lorsqu’ils rendent visite à la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Collez des petites notes explicatives sur les placards pour rappeler à votre proche ce qu’ils contiennent.

  • Identifiez les déclencheurs habituels d’agressivité

Lorsque vous avez identifié les situations qui provoquent plus particulièrement l’agressivité de votre proche, vous pouvez réfléchir à une façon de faciliter les transitions. Si votre proche atteint de la maladie d’Alzheimer n’aime pas sortir de la maison, vous pouvez aborder ce processus étape par étape. Essayez par exemple de détourner son attention au cours de la séquence de gestes qui précèdent la sortie : se lever, mettre ses chaussures, un chapeau, etc.

  • Faites preuve de logique, sans accuser votre proche

Si vous trouvez la montre de votre proche dans le sucrier, ne l’accusez pas. Demandez-lui gentiment comment elle est arrivée là et s’il ne sait pas, réfléchissez logiquement avec lui, sans vous moquer.

  • Acceptez ses sentiments

L’écoute empathique est importante. Dites à votre proche que c’est normal d’être parfois frustré, triste ou solitaire.

  • Utilisez un ton rassurant

Souriez et tentez d’avoir l’air agréable. Votre visage transmet un message important. Votre propre sérénité peut aider votre proche à se calmer.

  • Adoptez une routine quotidienne régulière

La routine est importante pour la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Elle permet de minimiser le nombre d’événements inattendus et stressants.

  • Tentez d’ignorer les comportements agressifs

Si la distraction et le soutien ne fonctionnent pas, tentez d’ignorer l’agressivité de votre proche. Si la situation est menaçante, assurez-vous que votre proche ne risque pas de se faire du mal et éloignez-vous le temps qu’il se calme.

  • Gardez le sens de l’humour

Si vous parvenez à anticiper les hauts et les bas dans l’humeur de votre proche, et à garder votre sens de l’humour, vous avez des chances de plus facilement surmonter les moments difficiles d’agressivité de votre proche atteint de la maladie d’Alzheimer.

  • Essayez la musique

Parfois, le simple fait de chanter un titre apprécié de votre proche peut le calmer. L’académie américaine de neurologie recommande l’utilisation de la musique pour réduire divers troubles du comportement. La musique serait plus efficace au moment de la toilette et pendant les repas. La musicothérapie fait d’ailleurs ses preuves avec les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer.

  • Ne restez pas seul : cherchez un soutien

Vous pouvez également participer à des groupes de parole ou des cafés Alzheimer, par exemple auprès de votre association Alzheimer locale, pour partager vos expériences, profiter de celles d’autres aidants et décharger votre cœur.

Sachez également que, si la maladie d’Alzheimer est incurable, l’agressivité est une étape en général passagère chez les malades. Néanmoins, ces troubles du comportement peuvent durer plusieurs années, alors n’hésitez pas à essayer les stratégies susmentionnées. Lorsqu’il est trop difficile de faire face, un accueil en maison de retraite peut être une solution pour garder une bonne relation avec votre proche. La plupart des Ehpad sont aujourd’hui équipés d’unités de vie Alzheimer.  

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Yaël A.,Rédactrice chez Cap Retraite

Commentaires (12)

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  1. lacour alain

    bonjour,apres mon divorce avec ma compage,je suis venu vivre avec mon la mere de mees enfants(divorcé depuit 30 ans)je l es fait pour soulager mes enfants comme j etait seul et elle aussi,,je fat tout ce que jepeu,mais des jours ça va d autres c est insulte sur insultes je lui es dit que j allai repartir cher moi,mais c est dur car elle ne veut pas,je assea peu pres 3h dans une journéeavec elle le reste du temps,tele dans sa chamre et ordi et si je lui dit de se laver ou de faire un peu de menage,j en prend plein la figure,c est triste car on se connais depuit 60 ans

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