Respect de la confidentialité

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies dans le but d’améliorer votre expérience et de mesurer l’audience de notre site. En savoir plus

OK

La maladie d’Alzheimer et la démence en général entraînent progressivement le déclin cognitif et physique de la personne âgée. Résultat : vous ne pouvez plus communiquer comme par le passé avec votre proche âgé. Pour conserver une relation privilégiée avec lui, il est important de garder un véritable contact, malgré la progression inexorable de la maladie. Cap Retraite vous dévoile différentes stratégies pour bien communiquer avec le malade Alzheimer.

Comment la maladie d’Alzheimer influe-t-elle sur la communication ?

Environ 3 millions de Français sont touchés par la maladie d’Alzheimer, soit directement (près de 900 000 malades), soit par l’intermédiaire d’un proche malade, d’après l’association France Alzheimer. De nombreuses personnes sont donc concernées par les problèmes que cause la démence au quotidien : pertes de mémoire, troubles du comportement, difficultés à communiquer.

Apprendre les bonnes techniques de communication avec une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée permet de garder le contact.

La maladie d’Alzheimer touche le cerveau et vous devez donc adopter une approche spécifique pour percer les barrières qui s’élèvent entre votre parent et vous.

La communication est importante pour la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, n’y renoncez pas à cause des difficultés. Il existe en effet des stratégies qui vous permettront de maintenir une relation positive avec votre proche, malgré la maladie d’Alzheimer.

Comment bien bien communiquer avec un malade Alzheimer ?

Les bonnes pratiques suivantes vous permettront de communiquer avec votre proche malgré la maladie d’Alzheimer qui réduit ses capacités intellectuelles et cognitives.

L’attitude à adopter pour communiquer avec un proche atteint de la maladie d’Alzheimer

Voici 10 conseils sur la façon de communiquer efficacement, malgré la maladie :

  1. Sachez à quoi vous attendre – La maladie d’Alzheimer est une pathologie dégénérative dont les symptômes s’aggravent avec le temps. Les personnes atteintes de démence vont progressivement avoir plus de difficultés à comprendre autrui et à communiquer en général.
  2. Évitez les distractions – Lorsque vous parlez à la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, essayez de trouver un endroit et un moment où elle ne sera pas distraite par autre chose. Créez une ambiance agréable et évitez les stimuli susceptibles de déconcentrer votre proche et d’absorber toute son attention. Ceci permettra à votre proche de concentrer toute son énergie et ses facultés cognitives sur la conversation.
  3. Écoutez avec empathie – Pour communiquer, encore faut-il que vous preniez la peine d’écouter votre proche. Hochez la tête et réagissez à ce que dit votre proche. Si vous ne comprenez pas, n’hésitez pas à lui poser des questions.
  4. Parlez d’une seule chose à la fois – Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ne sera pas toujours capable d’entretenir une conversation nécessitant de « jongler » entre différents sujets.
  5. Ne critiquez pas – Dans toute relation humaine, la critique est rarement constructive, a fortiori dans une conversation avec une personne âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer. Faites preuve de compassion à l’égard de votre proche. N’essayez pas de le corriger s’il fait quelques erreurs insignifiantes. N’ayez pas peur de l’accompagner dans ses illusions et déclarations erronées, pour voir jusqu’où la conversation vous mènera.
  6. Adoptez une voix calme et un ton chaleureux – Évitez le langage et le ton infantilisants, ainsi que toute autre façon de parler condescendante. Parlez clairement et posément.
  7. Utilisez des noms – N’employez pas la troisième personne (des pronoms comme « il » ou « elle ») pour vous adresser à votre proche. Privilégiez la deuxième personne comme vous le feriez avec n’importe qui d’autre. Les noms sont également importants pour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, ils lui permettent de retrouver ses repères. Par exemple, « Bonjour grand-mère (mamy, mémé…), c’est moi, François » est préférable à « Salut, c’est moi. » Lorsque vous saluez votre proche, appelez-le aussi par son nom.
  8. Utilisez le langage du corps – Établissez un contact visuel et souriez lorsque vous êtes avec votre proche. Adoptez une attitude engageante qui permettra à votre proche à rester à l’aise. N’hésitez pas à recourir au langage corporel pour l’aider à vous reconnaître.  La communication non verbale est importante au stade avancé de la maladie d’Alzheimer, quand votre proche ne se souvient plus exactement qui vous êtes.
  9. Soyez patient – Laissez à votre proche le temps de saisir ce que vous avez dit. Si vous posez une question, attendez la réponse. Ne laissez pas la frustration vous gagner devant les difficultés dues à la perte cognitive liée à la maladie d’Alzheimer.
  10. Attendez-vous à ce qu’il y ait des hauts et des bas – Certes, en général les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer déclinent petit à petit. Mais, même dans les premiers stades, votre proche peut avoir des hauts et des bas, comme tout le monde.

Que dire à une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ?

Les personnes présentant des troubles de la mémoire ont bien des difficultés à exprimer leurs émotions et pensées, mais aussi à comprendre autrui. Même si vous pensez que votre proche s’est enfermé dans une coquille et qu’il est devenu quasiment impossible de communiquer normalement avec lui, le malade est bien là dans ce corps qui l’enferme.

Il vous faudra donc trouver une façon différente d’atteindre la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Apprenez ce que vous pouvez ou ne pouvez pas lui dire.

L’association Alzheimer américaine propose notamment une liste des choses à faire ou à éviter pour bien communiquer avec le malade Alzheimer.

Recommandé :

  • Acceptez le blâme lorsque quelque chose ne va pas (même s’il s’agit de l’imagination de votre proche) ;
  • En cas de désaccord, acceptez ce que dit le malade d’Alzheimer ou changez de sujet/activité ;
  • Prévoyez beaucoup de temps pour mieux vous comprendre ;
  • Évitez d’insister (vous pourrez toujours recommencer plus tard) ;
  • Faites preuve de patience et montrez-vous enjoué et rassurant ;
  • Éliminez le mot « mais » de votre vocabulaire ;
  • Donnez des explications courtes, composées d’une seule phrase ;
  • Suivez le mouvement ;
  • Quittez la pièce, si nécessaire, pour éviter les confrontations ;
  • Entraînez-vous à pardonner au malade d’Alzheimer ;
  • Réagissez au ressenti, plutôt qu’aux mots employés ;
  • Parlez clairement et naturellement ;
  • Ne parlez que d’une chose à la fois.

Les erreurs à éviter :

  • Se disputer ;
  • Confronter votre proche ;
  • Poser des questions impliquant la mémoire récente ;
  • Raisonner le malade d’Alzheimer ;
  • Ne lui rappelez pas qu’il a des pertes de mémoire ;
  • Ne prenez pas ce qu’il dit personnellement.

Avez-vous d’autres conseils pour communiquer efficacement avec une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une démence ? De quelle façon parvenez-vous à surmonter les obstacles liés au déclin cognitif de votre proche ?

Note de l’article (16 votes)

Cet article vous a-t-il été utile ?

Notez cet article afin de nous permettre d’améliorer nos contenus.

Yaël A.,Rédactrice chez Cap Retraite

Commentaires (7)

Réagissez, posez une question…

  1. Agnès JANNOT

    Bonjour,
    Je suis actuellement élève aide soignante et je trouve votre article très intéressant. Pourriez-vous m’indiquer quels sont les formations en gérontologie les plus adaptées concernant cette maladie afin de pouvoir avoir le bon positionnement façe à un comportement agressif du malade ?
    Merci d’avance,

    Répondre
  2. Sainte et martyre....

    En gros, tout accepter, tout relativiser, et faire attention au moindre de ses mots, intonations, demi-geste…de peur de froisser la personne.
    Rassurer, bien sûr, mais qui nous rassure ?
    J’en ai plus que ras la casquette de tous ces conseils et injonctions, décrivant l' »aidant idéal », tout en ajoutant que bien sûr, c’est seulement un objectif, bla bla bla.
    Si quelqu’un connaît un blog où tous ces « aidants malgré eux » peuvent se défouler sans qu’un jugement soit porté, je suis partante !

    Répondre
  3. Cathy

    Merci pour vos conseilles. Ma maman est encore très gentille et se retrouve à discuter aux personnes de la familles qui sont en photos dans des cadres de la maison. Et prends soin aussi d’une magnifique poupée à qui elle donne beaucoup d’amour . Au début cela choc mais on comprends rapidement que là elle se sent comprise et communique. Car nous c’est maintenant compliqué…
    C’est très dure pour les aidants..
    Et triste.
    Beaucoup de courage et de patience à tous

    Répondre
    1. mazhoud josiane

      moi mon mari vient d etre atteint, de cette maladie j en peux plus je suis a bout tout cacher ne pas le laisser sortir seul, comment faire pour s en sortir

      Répondre
Voir plus de commentaires

Les derniers articles

Articles les plus recherchés

Nos dossiers sur ce thème

La santé du Grand-âge

L'accroissement de la longévité s'accompagne de la multiplication de pathologies propres aux personnes âgées. Nous abordons dans ce dossier intitulé "la santé au grand âge"…

En savoir plus

Face à la maladie d'Alzheimer

Nous avons consacré un dossier spécifique à la maladie d’Alzheimer, pour appréhender à sa mesure ce véritable fléau, qui touche en France 800 000 personnes,…

En savoir plus

Face à la maladie de Parkinson

Affection dégénérative du cerveau la plus courante après Alzheimer, la maladie de Parkinson touche plus de 2 % de la population française de plus de…

En savoir plus