Faut-il craindre le vieillissement et la perte d’autonomie ?
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Publié le 18/06/2017 . Mis à jour le 19/06/2017

Publié le 18 Juin. 2017 . Mis à jour le 19 Juin. 2017

Les deux tiers des Français affirment être inquiets au sujet du vieillissement et de la dépendance. Pourtant seulement un tiers d’entre eux anticipent la perte d’autonomie. Le regard des Français face au grand âge et à ses difficultés éventuelles reste donc ambigu. La majorité d’entre eux attendent une meilleure prise en charge de la part des autorités publiques.

Faut-il craindre le vieillissement et la perte d’autonomie ?

Les Français inquiets face aux défis du grand âge

Les Français sont aujourd’hui conscients des éventuelles difficultés liées au vieillissement et à la perte d’autonomie, d’après le sondage Ifop sur « les Français et le grand-âge ». Publiée mi-juin, l’étude a été réalisée pour le Synerpa, un syndicat professionnel regroupant des Ehpad, résidences-services et services d’aide à domicile privés.

Face au vieillissement et à la perte d’autonomie :

  • les 2/3 des Français sont inquiets,
  • la moitié y pense même souvent,
  • seulement un tiers anticipe le grand âge et ses conséquences,
  • un Français sur cinq est déjà concerné par ce sujet.

S’occuper d’une personne âgée en perte d’autonomie est une tâche qui concerne aujourd’hui plus de 4 millions d’aidants. Les Français sont divisés sur leurs capacités à faire face à une telle situation d’aide à un aîné dépendant :

  • 45 % pensent être capables d’aider leur proche,
  • 49 % ne se sentent pas capables.

L’écrasante majorité des personnes interrogées (9 sur 10) estime qu’une formation est nécessaire pour assister un proche âgé en perte d’autonomie.

Plus de la moitié des participants au sondage ont (eu) un proche âgé en perte d’autonomie. Le maintien à domicile reste le choix de prédilection, puisque plus de la moitié de ces personnes âgées dépendantes vivent encore à domicile :

  • 4 sur 10 reçoivent l’aide d’un proche,
  • 1/4 bénéficie d’une aide professionnelle.

L’accueil en Ehpad est la solution suivante (31 %) pour ces personnes en perte d’autonomie, alors que seulement 9 % résident chez un proche et 8 % dans une résidence-services ou résidence-autonomie.

Un accompagnement de la perte d’autonomie encore insuffisant

Malgré la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement, sept Français sur dix estiment encore que l’accompagnement des aînés par les pouvoirs publics dans l’Hexagone n’est pas satisfaisant (peu : 50 % ou pas du tout : 20 %).

Les Français attendent encore beaucoup des aides publiques :

  • huit répondants sur dix souhaitent la création d’une aide à l’hébergement des seniors dépendants, allouée sous conditions de ressources et de patrimoine ;
  • huit répondants sur dix aimeraient voir la création d’une allocation universelle (versée par l’État) à l’hébergement pour tous les aînés dépendants.

Le financement privé de la perte d’autonomie est nettement moins plébiscité :

  • la moitié des personnes interrogées sont pour la création d’une assurance dépendance obligatoire pour tous, à partir de 40 ans (d’un euro par jour) ;
  • seulement deux Français sur huit estiment que les usagers doivent anticiper eux-mêmes la prise en charge de la perte d’autonomie (sans aide, ni assurance obligatoire).

Les aides à l’accompagnement d’un proche âgé mal connues

Les Français attendent une amélioration des mesures prises pour favoriser le maintien à domicile des aînés en perte d’autonomie. D’ailleurs, 92 % d’entre eux estiment que l’aide à domicile est onéreuse, malgré les avantages fiscaux liés à l’emploi d’une aide à la personne.

La moitié des aidants familiaux ont en outre des difficultés à trouver des intervenants pour aider leur proche en perte d’autonomie à domicile.

La situation est encore plus difficile lorsqu’il s’agit de trouver un financement pour les divers types d’accompagnement des personnes âgées dépendantes à domicile ou en établissement. Plus des deux tiers des Français ne connaissent pas bien les possibilités de financement de la perte d’autonomie.

Les aides financières aux personnes âgées en perte d’autonomie accueillies en établissement sont encore insuffisamment connues :

Les aides liées au maintien à domicile sont mieux connues :

  • les deux tiers des personnes interrogées connaissent l’APA,
  • de même pour les déductions fiscales en cas d’emploi d’une aide à domicile.

Que pensez-vous de la prise en charge du vieillissement et de la perte d’autonomie en France ? Estimez-vous également qu’elle devrait être renforcée par les autorités publiques ?

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