S’occuper d’une personne âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer peut avoir de lourdes conséquences sur la santé et le bien-être de l’aidant principal et de la famille. Sachez reconnaître les signes qui indiquent que le maintien à domicile de votre proche n’est peut-être plus possible. À un certain stade de la maladie d’Alzheimer, la prise en charge en Ehpad est souvent plus adaptée pour garantir le bien-être de votre proche et prévenir votre propre épuisement.

Quand recourir à l’accueil du malade d’Alzheimer en Ehpad ?

Plus de quatre millions de Français accompagnent au quotidien un proche âgé en perte d’autonomie. Pour certains d’entre eux, cette tâche est synonyme d’épuisement.

La prise en charge d’une personne âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer peut en effet vous exposer à de nombreux défis. Si vous ne parvenez pas à accomplir votre tâche d’aidant sans éprouver un stress grandissant et sacrifier votre propre bien-être, il est peut-être temps d’envisager l’entrée de votre proche en Ehpad.

L’entrée en maison de retraite d’un proche n’est jamais une décision facile à prendre. Néanmoins, il existe souvent des signes avant-coureurs que les aidants familiaux peuvent reconnaître pour savoir s’il est temps d’envisager cette solution.

Comment savoir que le maintien à domicile n’est plus possible ?

1 – L’errance

Au stade avancé de la maladie d’Alzheimer, l’errance de votre proche devient de plus en plus dangereuse. La personne atteinte de démence peut sortir du domicile, errer et risquer de se perdre, alors que vous ne l’avez perdue de vue que quelques instants, pour aller aux toilettes par exemple.

Les risques de chute et de blessures augmentent lorsque le malade Alzheimer sort sans surveillance dans un environnement non adapté. Son trouble de la mémoire ne lui permettra pas de retrouver le chemin de la maison.

2 – L’agitation vespérale

Si votre proche âgé est régulièrement désorienté, angoissé, agressif ou agité à la fin de la journée, il souffre d’agitation vespérale, un phénomène courant chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Ce syndrome est très difficile à vivre pour les aidants familiaux. Lorsqu’il commence à bousculer votre quotidien, votre tâche d’aidant familial peut avoir un coût trop élevé pour l’équilibre de votre famille.

3 – L’agressivité

L’agressivité verbale et physique est un trouble du comportement fréquent chez les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer. Les aidants familiaux et les autres membres de la famille peuvent en souffrir sérieusement, voire éprouver un certain ressentiment à l’égard de leur proche.

Lorsque les troubles du comportement sortent de toutes proportions et que vous ne parvenez plus à y faire face, il peut être temps d’envisager un accueil en Ehpad. Le personnel soignant des maisons de retraite médicalisées reçoit des formations spécifiques pour prendre en charge les résidents présentant de tels troubles du comportement.

Il existe également des unités de vie spécialisées Alzheimer, notamment les pôles d’activités et de soins adaptés (PASA) qui permettent d’accueillir dans la journée une douzaine de résidents présentant de tels troubles.

4 – Les problèmes de sécurité du domicile

Interrogez-vous sincèrement sur la santé et le niveau d’autonomie de votre proche âgé atteint de la maladie d’Alzheimer, mais aussi sur vos propres forces.

Votre proche âgé peut-il continuer à résider en toute sécurité dans son domicile ou son lieu d’accueil actuel ? Les pertes de mémoire sont-elles si importantes qu’il ne reconnaît plus les pièces de la maison ? Oublie-t-il de fermer à clé ?

5 – Des besoins de prise en charge accrus

La santé de votre proche âgé atteint de la maladie d’Alzheimer ou votre propre santé en tant qu’aidant familial sont-elles menacées par l’évolution de sa perte d’autonomie ?

Votre accompagnement et l’éventuelle assistance de services d’aide à domicile suffisent-ils pour assurer une bonne prise en charge de votre proche atteint de la maladie d’Alzheimer ?

Lorsque vous ne pouvez plus répondre d’une manière satisfaisante aux besoins de votre proche, il est temps d’envisager une entrée en Ehpad.

6 – L’épuisement de l’aidant familial

Il est tout aussi important de tenir compte du stress et des autres symptômes d’épuisement de l’aidant familial que des phénomènes liés plus spécifiquement aux troubles du malade d’Alzheimer lui-même.

Votre proche âgé a besoin d’une prise en charge adaptée, mais pas à vos dépens. Lorsque vous ne pouvez plus vous occuper de lui, il est temps de passer la main et de faire confiance au personnel d’un Ehpad.

Personne âgée atteinte de la maladie d'Alzheimer perdue lors d'une promenade avec son chien

Comment placer une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ?

Placer un proche atteint de la maladie d’Alzheimer en Ehpad constitue un changement important dans la vie d’une famille. Vous rencontrez généralement des défis logistiques en cours de route, sans parler des questions émotionnelles.

Voici quelques conseils pour vous aider, vous et votre famille, à mieux vous préparer à l’accueil en Ehpad de votre proche atteint de la maladie d’Alzheimer.

1 Aborder la question aussi tôt que possible

Commencez à aborder la question d’un accueil en Ehpad pour votre proche atteint de la maladie d’Alzheimer dès que possible après que le diagnostic est posé.  

Si votre parent ou votre proche est aux premiers stades de la maladie d’Alzheimer ou d’un trouble apparenté, chercher en amont la bonne résidence lui permet d’être partie prenante du processus. Cela facilitera la transition le jour du déménagement, lorsqu’il ou elle ne sera plus en mesure de vivre en sécurité et de manière autonome à la maison.

En revanche, si votre proche se trouve à un stade intermédiaire ou avancé de la maladie, il peut être plus difficile de l’impliquer dans le choix d’un Ehpad et la planification du déménagement. Vous risquez de le bouleverser, voire de l’irriter. Dans ce cas, il est souvent préférable d’attendre d’être que le maintien à domicile ne soit clairement plus possible, pour annoncer le déménagement.

2 Choisissez un Ehpad spécialisé dans la prise en charge d’Alzheimer

Toutes les maisons de retraite n’offrent pas le même niveau de prise en charge des maladies neurodégénératives.

Certes, les Ehpad insuffisamment équipés pour accueillir un patient atteint de la maladie d’Alzheimer sont aujourd’hui relativement rares. Néanmoins, certaines résidences ont davantage de ressources, notamment la présence d’une ou plusieurs unités spécialisées Alzheimer. Dans ce cas, l’équipe soignante de l’Ehpad est formée spécifiquement à l’accompagnement des résidents atteints de déclin cognitif. D’ailleurs, le personnel et l’architecture de l’unité Alzheimer permettent d’assurer la meilleure prise en charge des résidents présentant des troubles du comportement.

3 Visitez le nouveau lieu de vie de votre proche avant son emménagement

L’une des étapes les plus importantes avant l’accueil en Ehpad est la visite du ou des établissements envisagés.

Passez par Cap Retraite pour votre recherche d’une résidence adaptée aux besoins de votre proche : les conseillers vous aideront à trouver les Ehpad susceptibles de convenir. Ensuite, ils seront là pour organiser et préparer votre visite. Vous pourrez profiter de votre proche sans le stress de la recherche et des prises de rendez-vous. Nos experts vous expliqueront également ce qu’il faut vérifier pour mieux évaluer la résidence.

Si votre proche atteint de la maladie d’Alzheimer en est capable, il devrait vous accompagner. Il pourra participer ou assister à des activités ou événements organisés dans l’Ehpad, ou encore rencontrer des résidents.

4 Programmez le déménagement au « meilleur moment de la journée »

En règle générale, les fins de matinée et les débuts d’après-midi sont les « meilleurs moments de la journée » pour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Arriver tôt le matin ou dans la soirée sera souvent davantage source de confusion pour votre proche.

La transition d’un lieu de vie à l’autre sera moins stressante lorsque votre parent est le plus susceptible d’être calme, ce qui lui laisse plus de temps pour s’installer avant d’être fatigué ou agité.

5 Prévoyez d’apporter quelques objets simples appréciés par votre proche

L’accueil en Ehpad implique l’emménagement dans une chambre beaucoup plus petite que le logement de votre parent. Vous ne pourrez pas apporter tout le mobilier et les effets personnels de votre proche. L’encombrement de la chambre serait une recette sûre pour la confusion et les risques de chute. En outre, les chambres sont souvent déjà meublées.

Demandez à la direction de la résidence ce qu’il est possible d’apporter. La plupart des Ehpad permettent une personnalisalisation du logement. Des cadres au fauteuil préféré de votre proche, les objets familiers l’aideront à s’adapter plus rapidement.

À un stade avancé de la maladie d’Alzheimer, abstenez-vous de demander à votre parent ce qu’il aimerait amener avec lui. Vous risquez simplement de le désorienter.

6 Communiquez avec le nouveau personnel soignant

Le personnel souhaite avant tout connaître chaque nouveau résident. Plus ils en savent sur votre parent, plus il leur est facile d’engager la conversation et de se lier avec lui au fur et à mesure qu’il s’installe.

De plus, vous pouvez faire confiance au personnel pour soutenir votre parent atteint de la maladie d’Alzheimer pendant le déménagement.

Encore une fois, le choix d’un Ehpad spécialisé dans la prise en charge des troubles cognitifs signifie que l’administration et le personnel sont des experts bien informés. Ils sauront exactement quoi dire sans causer davantage de confusion ou de bouleversement pour votre parent.

Comme pour toutes les transitions dans la vie, une préparation attentive et méthodique est la clé pour minimiser le stress mental et émotionnel. Savoir reconnaître qu’il est temps pour votre proche atteint de la maladie d’Alzheimer d’entrer en Ehpad et choisir le bon Ehpad sont autant de défis que l’équipe de Cap Retraite peut vous aider à relever.

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Yaël A.,Rédactrice chez Cap Retraite

Commentaires (23)

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  1. Les Attrapes Rêves De Klo

    Bonjour,
    Maman avait une démence. Maintien à domicile 4 ans, avec accueil de jour régulier, puis UPAD (unité Alzheimer et apparentés), puis lorsqu’il n’y à plus eu de déambulation, transfert dans un autre service de l’EHPAD.
    Nous avons fait au mieux et n’avons pas de regret. Les équipes ont été vraiment bien.

    Maintenant, maman est partie et j’ai aimé être bénévole dans la structure. Même si ma mère ne pouvait plus participer.
    Je suis depuis quelques mois, l’une des personnes de l’équipe UPAD et accueil de jour.
    J’aide le quotidien de 15 résidents Alzheimer et apparentés, avec tous des troubles différents et difficiles.

    Des familles sont désemparées et culpabilisent.

    Je les rassure, leurs parents sont bien chez nous.
    Nous faisons notre maximum pour pallier l’absence des familles et apporter des solutions les plus douces possible.

    Chaque résident est différent, chaque personne à besoin de temps pour s’adapter au service. Mais vraiment, quand on voit comment cela se passe, nous voyons qu’ils sont bien.

    C’est toujours difficile pour les familles de passer par cette étape d’ehpad. Surtout avec ce que les médias diffusent, mais il est important de préparer leur arrivée dès le diagnostic pose, même si apparenté.
    Cela permet à la personne de s’impliquer dans son avenir, sans avoir l’obligation de venir en EHPAD.

    Je vous souhaite beaucoup de courage à tous, que vous soyez conjoint, enfant, aidant…
    N’oubliez pas, celui qui prend le plus dur, c’est l’aidant. Celui qui est malade continue son chemin, coûte que coûte.

    Je suis du Maine-et-Loire

    Répondre
    1. colette le delleter

      bonjour, je suis dans un cas semblable, j’ai accueilli chez mon fils et moi le père de mon fils qui s’étant séparé de sa dernière compagne ne savait pas où aller, il m’a dit que sa mère était morte de cette maladie, mais bon je n’ai pas trop prèté attention à cela de plus nous ne sommes qu’amis mais hélas il développe cette maladie et cela devient de plus en plus dur à gérer, cela fait 8 fois en un an qu’il fugue, il cherche toujours quelque chose, maintenant, c’est la chambre, les WC, la cuisine etc, il est obsédé par ses canifs qu’il a dans sa poche et ses montres, il se lève plusieurs fois par nuit, il déplace tout, si nous allons en courses je dois le surveiller continuellement, car il s’en va droit devant lui et quand il se perd il ne sait pas dire où il habite, par contre son nom il le sait et maintenant il me dit des choses qui n’ont aucun sens.Cet homme m’avait abandonné enceinte de mon fils et j’ai été 43 ans sans le voir, nous nous sommes revus en 2009 quand notre fils a eu un très grave accident de moto le laissant très lourdement handicapé, en fauteuil roulant et sa femme l’ayant quitté je l’ai donc pris chez moi et quant à son père je me suis retrouvée veuve en 2017 après avoir soigné mon mari pendant 9 ans et Michel pour moi était une compagnie en tout bien tout honneur et maintenant je me trouve confronté à une situation des plus difficiles de ma vie. De plus il n’accepte pas sa maladie, le pire est qu’ils sont deux frères et les deux testés positifs.Par ailleurs il ne perçoit que 50 euros de retraite, qui va payer si il est placé ? je repars habiter à Fontenay le comte en vendée, j’ai besoin de vos conseils, si vous pouvez m’en donner et je vous remercie de tout coeur et bonne journée.

      Répondre
    2. Jocelyne Tebbani

      Bonjour
      J’ai un ami qui a 87 ans et qui a son épouse ayant la maladie de lewy. Cette personne est de plus en plus violente verbalement et éventuellement physiquement.
      Comment faire accepter à cette dame malade qui n »accepte pas d’ aller en maison de retraite

      Répondre
      1. Marine/amandine

        Bonjour,

        Merci pour votre commentaire, je vous invite a nous recontacter au 01.86.65.82.00 pour vous aider a trouver une solution.

        Cordialement

        Répondre
    3. ELIZABETH ASTIE

      merci

      Répondre
      1. Philippe vialars

        Je suis confronté à cette
        Maladie depuis 2016. Je
        Suis aidé par les infirmières pour la toilette et trois après-midi une jeune fille dont la mère est atteinte de la même maladie s’occupe d’elle.
        C’est compliqué mais n’étant ni fugueuse, violente, coléreuse j’assume et retarde la mise en Ehpad

        Répondre
    4. Catherine Brohet

      Merci je suis tellement triste et lasse de voir maman comme ça…on appelle ça le deuil blanc…suis en burn out dépression et je ne ne vois plus la vie du bon côté car toutes les difficultés m attendent…j ai peur qu elle ne me reconnaisse plus…😪

      Répondre
      1. Marine/amandine

        Bonjour,

        Merci pour votre commentaire, je vous invite a nous recontacter au 01.86.65.82.00 pour vous aider dans votre recherche.

        Cordialement

        Répondre
  2. Arlette-amelie Verly

    Bien expliqué 🙏🏻🌈

    Répondre
    1. RESPAUD

      Bonjour.
      J ai lu votre experience ..cela fait du bien.
      Et…quel esten le PRIX financier mensuel svp?
      Jacqueline

      Répondre
      1. Marine/amandine

        Bonjour,

        Merci pour votre commentaire, je vous invite a nous recontacter au 01.86.65.82.00 si vous avez besoin d’aide et de conseils concernant les différents budgets proposés.

        Cordialement

        Répondre
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