Voyager avec un proche atteint de la maladie d’Alzheimer peut s’avérer difficile, surtout si vous devez prendre l’avion. Les aéroports sont souvent un lieu stressant pour les voyageurs de tous les âges. A fortiori pour une personne atteinte d’une démence, facilement désorientée par les situations inhabituelles. Les aéroports sont-ils sur le point de devenir des lieux plus conviviaux pour les malades d’Alzheimer ? C’est en tout cas l’idée derrière l’initiative de plusieurs aéroports britanniques. Apprenez aussi ce que vous pouvez faire pour faciliter tout passage à l’aéroport avec votre proche âgé.

Alzheimer : les équipes des aéroports anglais se forment

Comme vous le savez si vous avez déjà mis les pieds dans un aéroport, ces plaques tournantes du tourisme sont souvent si animées qu’elles peuvent facilement stresser les voyageurs de tous les âges. La lumière, le bruit, la foule et l’agitation y règnent à toute heure de la journée !

Pour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’un trouble apparenté, cet environnement est source de détresse et d’anxiété. Les longues files d’attente, les vérifications de sécurité et les éventuels retards ne font qu’exacerber la confusion latente de votre proche atteint de démence.

Alors que la société prend de plus en plus conscience des difficultés et besoins des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, plusieurs aéroports britanniques ont décidé d’agir pour permettre à leurs voyageurs confrontés à la démence et à ses défis de voyager le plus confortablement que possible.

Les aéroports londoniens de Heathrow et Gatwick ont ainsi formé leur personnel en 2016 pour leur apprendre à mieux connaître et comprendre les handicaps cachés, comme la maladie d’Alzheimer.

L’aéroport de Heathrow s’est également engagé à compléter cette formation auprès de ses 76 000 employés et vise à devenir le premier aéroport « convivial » pour les personnes atteintes de démence. Les agents de sécurité recevront une formation particulière pour faire face à l’anxiété des voyageurs atteints de la maladie d’Alzheimer et effectuer leur travail en limitant au minimum la pression sur les familles et les malades.

Un aéroport repensé pour répondre aux besoins des personnes atteintes de démence

L’équipe du premier aéroport londonien envisage également de rendre les locaux eux-mêmes plus adaptés aux besoins des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. Des « zones calmes » devraient être créées pour permettre aux voyageurs anxieux ou désorientés de s’éloigner des lumières vives et de la foule bruyante.

L’aéroport de Gatwick a, pour sa part, reçu le Prix de l’innovation relative à la démence de la Société Alzheimer, qui récompense leurs cordons pour les personnes atteintes d’un handicap caché. Ces cordons sont proposés aux voyageurs qui désirent signaler discrètement leur handicap ou celui d’un proche pour que le personnel sache que le voyageur est susceptible d’avoir des besoins spécifiques, par exemple :

  • avoir besoin de plus de temps pour comprendre les informations et se préparer aux formalités de sécurité ;
  • devoir rester auprès de leurs proches en permanence ;
  • risquer de réagir émotionnellement en cas de surcharge d’information ;
  • avoir besoin que le personnel utilise un langage clair ;
  • avoir besoins d’informations visuelles, etc.

Comment aider un proche Alzheimer à l’aéroport ?

En attendant que tous les aéroports adoptent ces bonnes résolutions, vous pouvez aider votre proche atteint de la maladie d’Alzheimer ou d’une autre maladie dégénérative entraînant une confusion.

  • Arrivez tôt pour éviter un stress inutile à votre proche ;
  • Restez auprès de votre proche lors des vérifications de sécurité, pour l’aider en cas de besoin ;
  • Donnez à votre proche une carte avec votre nom et votre numéro de téléphone, au cas où vous seriez séparés ;
  • Parlez au personnel d’accueil et de sécurité de l’aéroport: explique clairement la situation et les difficultés de votre proche atteint de la maladie d’Alzheimer ;
  • Cherchez un coin tranquille: même si l’aéroport n’a pas encore mis en place de « zone calme » dédiée, essayez de trouver un coin tranquille. Une pièce dédiée à la prière peut notamment faire l’affaire, si vous avez besoin d’apaiser votre proche ;
  • Ne vous chargez pas trop: en prenant moins de valises, vous êtes plus disponible pour vous occuper de votre proche.

La maladie d’Alzheimer ne doit pas vous empêcher de voyager avec votre proche. Même si tous les aéroports ne sont pas encore équipés de manière appropriée, vous pouvez apprendre des techniques de communication avec votre proche atteint de la maladie d’Alzheimer et ainsi l’aider à rester plus serein même dans un environnement stressant.

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Yaël A.,Rédactrice chez Cap Retraite

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