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    Trouver une aide à domicile

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    Rester chez soi le plus longtemps possible est un souhait naturel chez les personnes âgées. Mais le maintien à domicile d’un aîné dépendant peut atteindre ses limites lorsque les besoins d’accompagnement augmentent. Chutes répétées, isolement, troubles cognitifs, repas oubliés ou aidant épuisé… Certains signes montrent que l’organisation mise en place ne suffit plus. À ce stade, plusieurs solutions existent pour garantir une prise en charge plus sûre et adaptée. 

    Quand le maintien à domicile reste-t-il possible en sécurité ? 

    Continuer à vivre chez soi permet d’évoluer dans un environnement familier, de conserver son indépendance et de préserver ses repères. C’est l’idéal auquel la majorité des Français aspire. Mais le maintien à domicile d’une personne âgée n’est possible et souhaitable que si sa sécurité et son bien-être peuvent être assurés de manière satisfaisante.

    Qui peut rester à domicile au grand âge ?

    Une personne âgée peut rester à domicile tant que certaines conditions sont satisfaites. 

    • Autonomie suffisante : le senior doit être capable d’effectuer au moins une partie des activités de la vie quotidienne, comme se déplacer, s’alimenter ou assurer son hygiène ;
    • Logement adapté : l’habitation doit être aménagée de façon à limiter les risques d’accidents domestiques et à favoriser les déplacements ;
    • Liens sociaux : vivre seul chez soi peut devenir pesant. Le maintien à domicile ne doit pas devenir synonyme de solitude ou d’isolement. Conserver ses relations avec des amis, en sortant ou en recevant des visites, est essentiel ;
    • Soutien des proches : lorsque le senior a besoin d’aide dans certains actes essentiels, les proches aidants sont les premiers sollicités pour l’aider ponctuellement ou régulièrement. Ce soutien familial lui permet de rester chez lui plus longtemps, sans trop alourdir le budget ;
    • Accès aux soins et à des services d’aide à domicile : les soins médicaux et l’assistance à domicile doivent pouvoir être assurés au quotidien, avec des services mobilisables de manière régulière.
    Senior avec un déambulateur aidé par un auxiliaire de vie à domicile

    Quelles solutions prolongent le maintien à domicile ? 

    Le maintien à domicile d’une personne âgée peut être prolongé dans de bonnes conditions en recourant à plusieurs solutions d’accompagnement : 

    • Aide ménagère : quelques heures d’aide dans les tâches domestiques les plus éprouvantes, comme le repassage ou l’entretien ;
    • Aide à domicile pour les gestes essentiels : lorsque la personne âgée perd son autonomie, une auxiliaire de vie peut l’assister pour la toilette, l’habillage, les repas, les transferts ou les déplacements ;
    • Téléassistance : un système de surveillance, avec bracelet d’alarme ou montre dotée d’un dispositif de détection des chutes, permet d’appeler de l’aide en cas d’urgence ;
    • Accueil de jour : le senior y profite d’activités stimulantes et de deux repas par jour, facilitant le quotidien. C’est également l’occasion de rencontrer d’autres personnes et de nouer des liens, réduisant la solitude.

    Mais lorsque ces dispositifs ne suffisent plus à couvrir les besoins réels de la personne accompagnée, il est nécessaire de réévaluer la situation. 

    Quels sont les risques et limites du maintien à domicile ? 

    Rester chez soi à tout prix n’est pas toujours l’idéal. Le maintien à domicile peut en effet présenter plusieurs risques lorsque les besoins de la personne âgée augmentent.

    1. Logement inadapté et risque de chute

    La plupart des habitations ne sont pas adaptées au vieillissement : elles ont été conçues et aménagées lorsque la personne était encore jeune et dynamique. 

    Pour prévenir les accidents et permettre à la personne âgée de se déplacer, la maison nécessite quelques travaux d’accessibilité :

    • entrée sans marches ;
    • chambre à coucher et salle d’eau au rez-de-chaussée ; 
    • barres d’appui dans les toilettes ;
    • douche senior ou baignoire avec porte ; 
    • portes plus larges pour le passage d’un fauteuil roulant ;
    • monte-escaliers, etc. 

    Plus la personne est dépendante, plus l’adaptation du logement peut coûter cher, même avec des aides financières. En outre, certains appartements ne s’y prêtent pas si facilement. Résultat : de nombreux seniors ne peuvent plus se déplacer et sortir de chez eux librement. 

    2. Solitude et isolement à domicile

    Lorsque la mobilité de la personne âgée est réduite, le maintien à domicile peut l’exposer à l’isolement social. Les sorties sont difficiles et les proches ne peuvent pas toujours lui rendre visite aussi souvent qu’ils le souhaiteraient. 

    Le passage d’une aide à domicile ne suffit pas toujours à combler la solitude. Le senior a besoin d’interactions sociales plus régulières et variées, qu’il est parfois compliqué d’assurer à domicile.

    Personne âgée assise à table et isolée à domicile

    3. Quartier et environnement inadaptés aux personnes âgées 

    Même si le logement est aménagé correctement, le quartier lui-même peut ne pas offrir l’accessibilité et les services nécessaires aux personnes âgées

    Des commerces éloignés, un environnement peu sécurisé, des services médicaux manquants ou des transports en commun inexistants… Autant d’éléments qui fragilisent le maintien à domicile de la personne âgée.

    LIRE AUSSI:  Alternative à la maison de retraite : 9 options pour éviter l’EHPAD

    4. Troubles cognitifs mettant le senior en danger

    Pour une personne atteinte d’une pathologie neurodégénérative, comme la maladie d’Alzheimer, vivre chez soi est délicat lorsque les troubles cognitifs se multiplient. 

    La désorientation et la confusion sont susceptibles de l’exposer à des dangers chez elle, comme à l’extérieur. Elle peut :

    • oublier le gaz ou le four allumés ;
    • ouvrir à des inconnus ;
    • sortir et ne plus retrouver son chemin ; 
    • ne pas reconnaître une situation d’urgence ;
    • se tromper dans ses médicaments, etc.

    Une surveillance permanente s’impose alors. Cette situation risque d’être pesante pour le conjoint. Elle peut aussi s’avérer coûteuse si la présence d’intervenants professionnels doit être presque constante. 

    5. Épuisement de l’aidant

    Le maintien à domicile d’une personne âgée dépendante peut être éprouvant pour les proches. Les aidants apportent un soutien de plus en plus important à mesure que la perte d’autonomie évolue. Ils peuvent alors négliger leurs propres besoins. 

    Plusieurs facteurs sont susceptibles de favoriser le burn-out de l’aidant et d’ainsi fragiliser l’accompagnement du senior :

    • charge physique trop lourde, notamment lorsqu’il s’agit de lever ou de doucher le senior ;
    • pression émotionnelle importante, face à la dépendance de l’être aimé ;
    • crainte de mal assumer son rôle ;
    • conflits familiaux autour de la manière d’aider le senior ;
    • manque de temps pour souffler et s’occuper de ses besoins personnels. 

    L’aidant doit apprendre jusqu’où il peut aller sans s’épuiser, pour préserver sa santé et garantir une prise en charge adaptée de son proche. Pour ce faire, il doit parfois passer la main. 

    Comment reconnaître les limites du maintien à domicile ? 

    Lorsqu’une personne âgée éprouve de plus en plus de difficultés à prendre soin d’elle-même, il peut être temps de remettre en question le maintien à domicile. A-t-il atteint ses limites, malgré les adaptations et aides mises en place ? 

    Plusieurs signes peuvent indiquer qu’il est nécessaire de renforcer l’accompagnement, voire d’envisager une entrée en maison de retraite médicalisée.

    1. Chutes ou accidents domestiques répétés

    Avez-vous remarqué une multiplication des petits incidents :

    • trébuchements ;
    • chutes sans gravité, mais régulières ;
    • objets qui tombent souvent ? 

    Ou bien des événements plus préoccupants sont-ils survenus récemment :

    • chute douloureuse ;
    • blessures ou fractures ; 
    • plaies non soignées ; 
    • visites plus fréquentes à l’hôpital ? 

    Dans ce cas, il est préférable d’en parler rapidement avec votre médecin traitant.

    Senior par terre après une chute à domicile

    2. Perte de poids involontaire 

    Le senior a-t-il récemment perdu du poids sans raison apparente ? Semble-t-il plus fragile ? 

    Une personne âgée peut sauter régulièrement des repas pour plusieurs raisons témoignant d’une perte d’autonomie importante : 

    • elle pense qu’elle a déjà mangé, en raison des troubles de la mémoire ;
    • elle n’arrive plus à faire ses courses ;
    • elle n’a pas la force de se lever et de se préparer à manger ;
    • un deuil, une dépression ou l’isolement peuvent entraîner une perte d’appétit.

    Il peut s’agir d’un signe que l’alimentation n’est plus assurée correctement à domicile. La personne a alors besoin d’un soutien supplémentaire.

    3. Logement moins bien entretenu

    La maison de la personne âgée semble beaucoup moins bien entretenue qu’auparavant : 

    • jardin envahi par les mauvaises herbes et déchets, au point de créer un danger ;
    • poubelles qui s’accumulent ;
    • espaces de plus en plus encombrés et pièces qui deviennent inutilisables ;
    • aliments périmés dans les placards ou le réfrigérateur.  

    Il est possible que le senior ne puisse plus entretenir son environnement de vie, en raison d’une altération de ses facultés physiques ou cognitives.

    4. Hygiène personnelle négligée

    Ce laisser-aller involontaire peut malheureusement aussi concerner l’hygiène personnelle et les soins du quotidien. 

    La personne :

    • ne se lave plus régulièrement ; 
    • porte longtemps les mêmes vêtements ; 
    • n’arrive plus à aller aux toilettes seule ; 
    • ne se coiffe plus ou ne prend plus soin d’elle alors qu’elle le faisait avant ; 
    • oublie ses douches ou ses repas.

    En cas de mobilité réduite ou de troubles cognitifs, des gestes simples comme se laver, aller aux toilettes ou se coiffer deviennent difficiles.

    5. Traitements mal suivis

    Certaines personnes ne parviennent plus non plus à suivre correctement leur traitement. Le senior : 

    • oublie fréquemment ses médicaments ;
    • les prend en double ;
    • ne sait plus lesquels prendre ;
    • refuse ou interrompt son traitement ;
    • a déjà eu des complications à cause d’un mauvais suivi.

    Une surveillance accrue s’impose, car les erreurs médicamenteuses peuvent entraîner des conséquences sérieuses.

    6. Désorientation et confusion marquées

    Certains signes de démence ou de troubles cognitifs avancés doivent alerter les proches. La personne : 

    • ne sait plus où elle se trouve ;
    • s’est récemment perdue dans un endroit pourtant familier ;
    • confond le jour et la nuit ;
    • range des objets dans des endroits incohérents ;
    • oublie le gaz et brûle souvent ses repas ;
    • provoque de petits accidents domestiques ;
    • ne reconnaît plus certaines personnes ou situations ;
    • a des comportements difficiles à gérer, notamment l’agressivité ou l’apathie. 
    LIRE AUSSI:  Guide complet sur la famille d’accueil pour les personnes âgées

    Si ces incidents sont fréquents, la sécurité du senior à domicile est menacée, tout comme le bien-être de son conjoint ou aidant.

    7. Burn-out de l’aidant

    Parfois, l’aidant principal, souvent lui-même âgé, ne peut plus suivre le rythme. Il assure une présence quasi continue et ne parvient pas à récupérer, malgré les relais.

    Plusieurs signaux d’alerte permettent de reconnaître l’épuisement de l’aidant : 

    • fatigue persistante ;
    • douleurs diffuses ;
    • troubles du sommeil ;
    • aggravation ou apparition de problèmes de santé ;
    • apathie ;
    • état dépressif ;
    • négligence de ses propres besoins ;
    • réactions de colère…

    Le maintien à domicile semble encore possible, mais c’est uniquement parce que le proche compense les difficultés, à son propre détriment.

    Aidante épuisée devant le lit de son père âgé : le burn-out risque du maintien à domicile

    Quelles sont les solutions pour garantir une prise en charge adaptée de la personne âgée ?

    Face à une dépendance croissante et à un besoin d’aide continue, voire constante, il est recommandé d’envisager une prise en charge plus globale de la personne âgée

    Plusieurs solutions existent en fonction du niveau de perte d’autonomie et des difficultés rencontrées. 

    La résidence senior – sécuriser une personne encore assez autonome

    La résidence senior s’adresse à des personnes âgées encore valides ou semi-autonomes. Elle offre une réponse adéquate notamment dans les cas suivants : 

    • domicile ne pouvant pas être aménagé ;
    • isolement social. 

    Dans ces structures, la personne vit au sein d’un logement adapté au vieillissement, avec une téléassistance souvent incluse dans le prix. Elle y bénéficie d’activités favorisant le lien social et de services facilitant le quotidien. 

    Toutefois, ces établissements ne sont pas médicalisés et ne conviennent pas aux personnes les plus dépendantes.

    L’EHPAD – une prise en charge continue

    L’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) permet une prise en charge beaucoup plus complète. Il s’adresse aux seniors nécessitant une assistance continue et renforcée dans de nombreux gestes essentiels. 

    L’accompagnement porte sur tous les aspects importants pour la sécurité et le bien-être de la personne âgée : 

    • hébergement dans un cadre sécurisé ;
    • aide dans les activités de la vie quotidienne, comme le lever, la toilette, l’habillage et les repas ;
    • soins médicaux et suivi des traitements ;
    • activités stimulantes et adaptées aux capacités restantes de chacun ;
    • présence rassurante et surveillance continue.

    Le personnel soignant de l’EHPAD est formé pour s’occuper de personnes très dépendantes tant physiquement que mentalement

    Personnes âgées dans le salon d'une maison de retraite

    L’unité de vie protégée Alzheimer

    Si la personne âgée est atteinte d’une maladie neurodégénérative, elle peut être prise en charge dans une unité de vie protégée Alzheimer au sein d’un EHPAD. 

    L’accompagnement y est renforcé, avec une équipe formée aux méthodes de soins adaptées à des résidents présentant des troubles cognitifs. Les locaux sont également aménagés pour préserver les repères et permettre la déambulation en toute sécurité.

    Certaines unités sont spécialisées dans l’accompagnement des personnes présentant des troubles comportementaux : 

    L’unité de soins de longue durée (USLD)

    Un accueil en unité de soins de longue durée (USLD) peut être plus adapté si la personne âgée a besoin de soins plus importants : 

    • surveillance médicale constante ;
    • suivi des pathologies chroniques ;
    • accompagnement d’un trouble psychiatrique stabilisé ;
    • soins médicaux et infirmiers plus spécialisés ;
    • rééducation motrice, etc.

    Ces structures sont rattachées à un centre hospitalier et fournissent également une assistance aux gestes essentiels, ainsi que des activités. 

    Solutions quand le maintien à domicile est menacé
    Solution
    Profil concerné
    Caractéristiques
    Résidence senior
    Senior autonome, cherchant sécurité et lien social 
    • Logement sécurisé
    • Services 
    • Activités
    • Sans prise en charge médicalisée
    EHPAD
    Personne dépendante
    • Aide quotidienne
    • Soins
    • Suivi des traitements
    • Présence continue
    Unité Alzheimer
    Troubles cognitifs importants
    • Cadre protégé
    • Équipe formée 
    • Déambulation sécurisée
    • Prise en charge des troubles du comportement
    USLD
    Besoins médicaux lourds
    • Soins renforcés
    • Surveillance médicale constante
    Infographie sur le maintien à domicile : risques, limites et solutions

    Questions fréquentes

    Une personne très dépendante peut-elle rester à domicile ?

    Une personne âgée très dépendante a besoin d’une prise en charge complète et continue. Elle peut rester à domicile s’il est possible de mettre en place des aides adaptées, une surveillance permanente et des activités stimulantes. Cet accompagnement peut peser lourdement sur le budget ou la santé des aidants. Dans ce cas, un accueil en maison de retraite est plus recommandé. 

    Qui peut aider à décider si le maintien à domicile reste possible ?

    Le médecin traitant est souvent le premier interlocuteur. Il peut évaluer les risques et les besoins, puis orienter vers les bonnes solutions. Les services d’aide à la personne, les infirmiers intervenant à domicile ou l’équipe médico-sociale du département peuvent aussi contribuer à apprécier la situation. Leur expérience aide à déterminer si le domicile reste adapté ou s’il faut envisager une autre réponse.

    Quand faut-il demander une évaluation de la perte d’autonomie ?

    Il est conseillé de demander une évaluation dès que les difficultés deviennent régulières : chutes, hygiène négligée, confusion, isolement ou épuisement de l’aidant. Le médecin traitant, le CCAS ou le conseil départemental peuvent orienter la famille vers les aides adaptées, notamment l’APA à domicile ou une solution d’accueil plus sécurisée.

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    Avatar auteur, Yaël Ankri
    Yaël Ankri,Yaël, rédactrice chez Cap Retraite et ancienne auxiliaire de vie. Elle conçoit des contenus bienveillants dédiés à la santé et au quotidien des seniors.

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