Les maisons de retraite publiques

Le parc des établissements d’hébergement pour personnes âgées regroupe de nombreuses structures aux statuts divers. Les maisons de retraite publiques s’affichent comme un choix plus abordable que les résidences du privé, mais la disponibilité moindre peut constituer un obstacle en cas d’urgence.

Les maisons de retraite publiques

Qu'est-ce que les maisons de retraite publiques ?

L’Hexagone compte près de 10 500 établissements d’hébergement pour les personnes âgées, toutes catégories confondues. Plus de la moitié de ces structures sont des maisons de retraite publiques (Étude et résultats, Drees février 2014).

Les maisons de retraite publiques peuvent être des :

  • établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad),
  • maisons de retraite non médicalisées,
  • unités de soins de longue durée (USLD),
  • résidences autonomies,
  • maisons d’accueil rurales pour personnes âgées (MARPA).

Les maisons de retraite publiques sont souvent rattachées à un hôpital. Dans ce cas, il s’agit d’Ehpad avec un degré de médicalisation élevé et accueillant des résidents plus dépendants. Quant aux maisons de retraite publiques non hospitalières, elles dépendent des collectivités locales et sont souvent créées et gérées par le Centre communal d’action sociale (CCAS) de la ville.

En outre, la quasi-totalité des maisons de retraite publiques sont habilitées à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale à l’hébergement (ASH) : 99 % des Ehpad publics le sont, contre seulement 34 % des Ehpad privés lucratifs (Ibid.)

Quelles prestations proposent les maisons de retraite publiques ?

Les maisons de retraite publiques de type Ehpad proposent tous les services nécessaires aux personnes âgées dépendantes :

  • prestations hôtelières,
  • restauration,
  • prise en charge médicale et de la dépendance,
  • surveillance continue,
  • animations…

Les prestations des maisons de retraite publiques sont de la même qualité que celles des établissements privés, à la différence près que ces derniers mettent souvent l’accent sur le côté esthétique et proposent des services supplémentaires (comme la balnéothérapie).

Toutefois, de nombreuses maisons de retraite publiques bénéficient de subventions de la collectivité et peuvent rénover leurs locaux tout en gardant des tarifs accessibles.

En outre, le taux d’encadrement (la présence de personnel par rapport au nombre de résidents) y est, en moyenne, plus élevé que dans une structure privée.

Quels sont les tarifs des maisons de retraite publiques et les aides ?

Les tarifs pratiqués par les maisons de retraite publiques sont plus abordables que ceux des établissements privés, car ils sont fixés chaque année par les Conseils généraux. Dans le secteur privé commercial, les prix ne sont pas imposés, même s’ils sont contrôlés.

D’après l’observatoire des Ehpad KPMG 2014, dans les maisons de retraite publiques de type Ehpad, le reste à charge pour les résidents ou leur famille s’élève à 1 708 € par mois pour les places habilitées à l’ASH (hors IDF). Dans les Ehpad privés non lucratifs, le reste à charge atteint déjà 1 810 € par mois (places non habilitées, hors IDF).

En revanche, du fait de leurs tarifs plus accessibles, les maisons de retraite publiques sont souvent fortement demandées et moins disponibles. Il est donc souvent nécessaire de faire une demande d’admission en amont pour s’assurer une place dans l’un des établissements de la zone géographique choisie.

Si les revenus du résident sont insuffisants,le tarif hébergement des maisons de retraite publiques peut être partiellement financé par plusieurs aides financières :

  • aides au logement : aide personnalisée au logement (APL) si l’établissement est conventionné ou allocation de logement sociale (ALS) – attribuée par la Caisse d’allocations familiales (CAF) ou la Mutualité sociale agricole (MSA) ;
  • aide sociale à l’hébergement (ASH) : aide octroyée par le département aux aînés de 65 ans ou plus dont les ressources sont insuffisantes pour assurer les frais d’hébergement de l’établissement où ils sont accueillis.

Le tarif dépendance des maisons de retraite publiques est partiellement couvert par l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), versée aux aînés de 60 ans et plus en perte d’autonomie (GIR 1 à 4).

Le tarif journalier en maison de retraite publique médicalisée comprend également un tarif soins, mais il est entièrement pris en charge par l’assurance maladie.

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