La prise en charge de la maladie d’Alzheimer en Loire-Atlantique
Le 05/01/2017 - Maladie d'Alzheimer

Plusieurs structures permettent d’assurer l’accompagnement des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer en Loire-Atlantique, du diagnostic à l’entrée en établissement spécialisé. En outre, les aidants familiaux peuvent bénéficier de dispositifs d’information et de soutien pour favoriser la prise en charge de leur proche, tout en préservant leur qualité de vie.

La prise en charge de la maladie d’Alzheimer en Loire-Atlantique

Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer en Loire-Atlantique

    Environ 5 200 personnes âgées de 75 ans et plus sont atteintes de la maladie d’Alzheimer en Loire-Atlantique, soit près de 5 % de la population de cette tranche d’âge. Par ailleurs, plus de 900 nouveaux cas sont déclarés chaque année (Eco-santé Régions et Départements 2014).

    La prise en charge des aînés atteints de la maladie d’Alzheimer est donc un enjeu majeur pour la Loire-Atlantique. Elle commence par un diagnostic précoce : il permet aux proches de se préparer et obtenir des informations sur les aides existantes, afin de mettre en place un environnement sécurisé et adapté aux besoins de l’aîné.

    Lorsqu’un aidant constate que son parent a des troubles de la mémoire ou perd ses mots, devient agressif ou présente d’autres signes proches des symptômes de la maladie d’Alzheimer, il est recommandé qu’il contacte au plus tôt son médecin traitant. Celui-ci orientera la personne âgée vers une consultation mémoire ou un spécialiste médical pour un bilan complet.

      Plusieurs structures et professionnels réalisent ces examens :
    • le Centre Mémoire de Recherche et de Ressources (CMRR) du CHU de Nantes : il anime une dizaine de consultations mémoire pour le dépistage de la maladie d’Alzheimer en Loire-Atlantique ;
      • les consultations mémoire des hôpitaux des grandes villes : Nantes, Saint-Nazaire, Savenay, Guérande, Vertou, Pornic, Châteaubriant, Saint-Jacques et Saint-Herblain ;
      • les unités ambulatoires de psychogériatrie ;
    • les professionnels libéraux : neurologues, gériatres, psychiatres, etc.

    Les dispositifs de prise en charge de la maladie d’Alzheimer en Loire-Atlantique

      Une fois le diagnostic posé, il est important de mettre en place une prise en charge adaptée de la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. La Loire-Atlantique renforce régulièrement les différents dispositifs pour l’accompagnement des patients et de leurs aidants familiaux.

      Pour permettre le maintien à domicile d’un aîné dépendant atteint de la maladie d’Alzheimer en toute sécurité, il est important de mettre en place une aide à domicile adaptée.

        Les structures existantes en Loire-Atlantique comprennent :

        • des services d’aide à la personne : ces structures privées ou gérées par les centres d’action sociale (CCAS) des communes proposent des prestations favorisant l’autonomie de la personne âgée à domicile (aide-ménagère, préparation des repas, etc.) ;
        • des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD et SPASAD) : 31 structures, comptabilisant 2 079 places, peuvent octroyer des soins aux aînés atteints de la maladie d’Alzheimer en Loire-Atlantique. Ces prestations sont prises en charge par l’assurance maladie au titre de l’affection de longue durée (ALD) ou avec une ordonnance du médecin traitant ;
      • des équipes spécialisées Alzheimer (ESA) : sept ESA, rattachées à des SSIAD, interviennent au domicile des malades d’Alzheimer en Loire-Atlantique. Elles réunissent différents professionnels (ergothérapeute, psychomotriciens, assistants de soins en gérontologie…) encadrés par un infirmier coordonnateur formé à la réadaptation, la stimulation et l’accompagnement des aînés souffrant de démence.

      Les solutions de répit pour les aidants

          Les aidants familiaux d’une personne âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer en Loire-Atlantique consacrent en moyenne six heures par jour à l’accompagnement de leur proche. Ils ont besoin de soutien pour pouvoir poursuivre leur mission sans menacer leur propre santé.

            Divers lieux d’information accueillent les aidants pour les aider à trouver des adresses utiles dans le département :
          • le Centre Local d’Information et de Coordination – gérontologique (CLIC) : il propose un accueil personnalisé des familles et réunit des ressources sur leurs droits et les structures de prise en charge ;
            • le Centre communal d’action sociale (CCAS) de la ville : il organise des actions en faveur des personnes âgées autonomes, dépendantes ou atteintes de la maladie d’Alzheimer en Loire-Atlantique ;
          • l’association France Alzheimer de Loire-Atlantique : véritable lieu de soutien et d’accompagnement du couple aidant-aidé, elle organise notamment des formations pour les aidants.

          Pour prévenir l’épuisement, les aidants familiaux de personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer en Loire-Atlantique peuvent avoir recours à des solutions de répit. Par ce terme, on entend des établissements qui prennent en charge l’aîné pendant une période donnée, laissant à l’aidant le temps de se ressourcer ou de souffler.

            Les structures de répit adaptées à l’accueil de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer en Loire-Atlantique se répartissent de la façon suivante :

          • 234 places d’hébergement temporaire en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et 11 places dans des résidences-autonomie,
          • 143 places d’accueil de jour en Ehpad et 10 en résidences-autonomie,
        • 61 places d’accueil temporaire dans deux résidences autonomes (non affiliés à des Ehpad ou Ehpa).

        Enfin, les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer peuvent être accueillies dans l’une des 180 maisons de retraite de Loire-Atlantique ayant le statut d’Ehpad ou des 15 unités de soins de longue durée (USLD). Ces établissements possèdent le plus souvent des unités spécialisées Alzheimer.

      • Article très intéressant, mais que me conseillez vous, alors que le CLIC de la Commune de mes parents (Le Croisic) refuse de m’informer car la commune ne participe plus financièrement à ce dispositif.
        Les CLIC sont ils réservés aux ainés des communes les plus riches ?

      • Les aidants comme moi ce qu’ils veulent c’est des idées pour nous faciliter la tache ,de plus le montant des journées passées dans un Ehpad est a un niveau tel que beaucoup ne peuvent pas assumer ,une implication des mutuelles pour la participation des frais devrait intervenir

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